Le Rallye du Maroc 1971 — la SM gagne dès sa première sortie en compétition
Une épreuve d'une dureté exceptionnelle
Le 14ᵉ Rallye du Maroc, disputé du 28 avril au 1ᵉʳ mai 1971, est resté dans les mémoires comme l'un des plus éprouvants jamais organisés : des conditions atmosphériques épouvantables (un oued en crue oblige même les organisateurs à repousser de deux heures les délais de mise hors course dès la première étape) viennent s'ajouter à un parcours déjà extrême de 4 350 km entre Rabat et Casablanca, en trois étapes et quatorze épreuves spéciales. Sur 59 équipages au départ, neuf seulement franchissent l'arrivée.
Un baptême du feu remporté haut la main
C'est pourtant la toute première sortie compétition de la SM, engagée en catégorie Groupe 4. Deux voitures sont alignées par le service compétitions de Citroën, dirigé par René Cotton : celle de Jean Deschaseaux et Jean Plassard (voiture n°16), et celle de Jean Vinatier et Pierre Thimonier, qui doit abandonner dès la cinquième épreuve spéciale sur un incident de transmission (toute assistance mécanique extérieure étant interdite en cours d'épreuve). Deschaseaux, en tête ou proche de la tête dès les premières spéciales, résiste à la pression de l'Alpine A110 de Nicolas puis creuse l'écart lors de la traversée des pistes du Sud marocain, la section la plus dure du parcours (Marrakech-Ouarzazate, 929 km). Sa SM franchit finalement la ligne d'arrivée avec plus de 26 minutes d'avance, dans un état mécanique quasi intact : les seules interventions de l'assistance Citroën-Total se limitent à des changements de pneus et de plaquettes de frein, ainsi qu'aux ravitaillements habituels.
Un classement qui souligne la solidité de toute la gamme Citroën
Le classement final voit la SM de Deschaseaux-Plassard l'emporter devant la Peugeot 504 de Chasseuil-Baron (2ᵉ), puis deux Citroën DS 21 : celle de Consten-Motte (3ᵉ) et celle de Neyret-Terramorsi (4ᵉ), suivies de la Porsche 911 de Touroul-Gama (5ᵉ). Avec cette victoire au classement général et en Groupe 2 des voitures de série, Citroën décroche la Coupe des Constructeurs pour la troisième année consécutive. Le succès est d'autant plus remarquable qu'il intervient sur une voiture dont la carrière commerciale débute à peine (voir Chronologie et production de la SM (1970-1975) — 12 920 exemplaires, un basculement rapide) : la SM démontre d'emblée des qualités d'endurance, de robustesse et de tenue de route qui contredisent par avance sa réputation ultérieure de mécanique fragile (voir Fiabilité du moteur Maserati — la chaîne de distribution et les autres points faibles).
Voir aussi
- Le prototype court Groupe 4 et la tentative des 24 Heures du Mans 1972 · La SM face à sa concurrence — comparatifs de presse et Voiture de l'année 1971 · La direction DIRAVI — née sur la SM, l'invention de Paul Magès · Records de vitesse — la SM turbocompressée de Bonneville (1987) et les préparations allemandes
- Site source
- projet-s.fr ; fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- La SM face à sa concurrence — comparatifs de presse et Voiture de l'année 1971Citroën SM · Histoire et modèles
- Records de vitesse — la SM turbocompressée de Bonneville (1987) et les préparations allemandesCitroën SM · Histoire et modèles
- Le prototype court Groupe 4 et la tentative des 24 Heures du Mans 1972Citroën SM · Histoire et modèles
- La direction DIRAVI — née sur la SM, l'invention de Paul MagèsCitroën SM · Hydraulique DIRAVI suspension freins
- Fiabilité du moteur Maserati — la chaîne de distribution et les autres points faiblesCitroën SM · Moteur
- Chronologie et production de la SM (1970-1975) — 12 920 exemplaires, un basculement rapideCitroën SM · Histoire et modèles