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§ 01 · Histoire et modèles

La SM face à sa concurrence — comparatifs de presse et Voiture de l'année 1971

Citroën SM · 1970–1975 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un comparatif de 1970 face aux GT établies

Peu après son lancement, L'Automobile Magazine confronte la SM à trois concurrentes directes du segment grand tourisme : la Mercedes 280 SE 3,5, la Fiat Dino 2400 et la Porsche 914/6. Le verdict, favorable à la Citroën, résume bien la singularité du modèle français : plutôt qu'une simple sportive de plus, « c'est un nouvel art de conduire que propose cette voiture » — une manière de souligner que la comparaison directe, poste par poste, cerne mal une auto qui ne cherche pas à rivaliser sur les mêmes critères (accélération pure, sonorité mécanique, agrément de conduite « classique ») mais sur le confort à haute vitesse et la sécurité active (voir La direction DIRAVI — née sur la SM, l'invention de Paul Magès et La suspension hydropneumatique de la SM — ce qu'elle a de spécifique).

Troisième au concours européen de la Voiture de l'année 1971

Lors de l'élection de la Voiture européenne de l'année 1971, la SM figure parmi les finalistes les plus sérieux mais doit s'incliner : le jury de journalistes européens couronne la propre familiale de Citroën, la GS, devant la Volkswagen K70 — la SM complétant le podium en troisième position selon les sources qui détaillent ce classement. Ce résultat, resté peu documenté dans le détail, a au moins le mérite de souligner que Citroën occupe simultanément, cette année-là, deux des trois premières places d'un concours pourtant très disputé — un fait rarement mis en avant tant l'image de la SM reste associée à son insuccès commercial ultérieur plutôt qu'à la reconnaissance critique dont elle bénéficie à son lancement.

Une clientèle française d'abord fidèle à la marque plutôt que conquise à l'international

Contrairement aux grandes GT à héritage centenaire (Mercedes, Jaguar, Maserati elle-même), la SM souffre d'un déficit d'ascendance sur le marché du prestige, où la clientèle se montre traditionnellement sensible à la longévité de la lignée d'un constructeur. Les tout premiers acheteurs de la SM sont ainsi majoritairement des clients déjà fidèles à la marque aux chevrons, quand bien même peu d'entre eux avaient les moyens de débourser deux fois et demie le prix d'une DS pour s'offrir le nouveau vaisseau amiral (voir Le lancement de la SM au Salon de Genève 1970 — « Sa Majesté » fait sensation). C'est aussi ce qui explique que Citroën ait choisi, dans une partie de sa communication et notamment sur les marchés étrangers, de présenter le modèle sous l'appellation « Citroën-Maserati », la caution du motoriste italien venant renforcer la légitimité du modèle face à une concurrence bien mieux établie sur ce terrain (voir Le rachat de Maserati par Citroën en 1968 — la pièce manquante du puzzle).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
synthèse de recherche (comparatifs L'Automobile Magazine, Guide de l'auto) ; retropassionautomobiles.fr
Date d'extraction
12 sept. 2026
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