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§ 01 · Histoire et modèles

1971-1974 — la purge méthodique des options jusqu'à l'arrêt de production

Dodge Challenger · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

1971 : premières coupes et compression du taux de compression

Pour 1971, la « Challenger Coupe » remplace la Deputy comme modèle d'entrée de gamme, avec les mêmes vitres de custode fixes et un volant noir dépouillé. Le 383 Magnum standard du R/T voit sa puissance brute reculer de 335 à 300 ch, conséquence d'une réduction du taux de compression destinée à s'accommoder d'un carburant à indice d'octane moindre — un signe avant-coureur du reste de la décennie. Le 426 Hemi connaît sa dernière année de commercialisation chez Chrysler, toutes marques et carrosseries confondues (voir Le 426 Hemi sur le Challenger — une répartition des masses légèrement meilleure que sur la 'Cuda).

1972 : la série R/T disparaît, remplacée par la Rallye

L'année 1972 marque une rupture nette : le cabriolet disparaît du catalogue (remplacé par un toit ouvrant en option), la plupart des équipements de confort haut de gamme (sellerie cuir, vitres et sièges électriques) sont supprimés, et tous les gros blocs quittent la gamme. La série R/T est purement et simplement remplacée par la Challenger Rallye, reconnaissable à quatre fausses ouïes sur les ailes avant prolongées de bandes autocollantes mat. Les trois moteurs restants (Slant Six 225, V8 318, V8 340 à quatre corps) sont tous redétunés pour fonctionner à l'essence sans plomb, et les chiffres de puissance affichés basculent au calcul SAE net plutôt que brut, rendant toute comparaison directe avec les millésimes précédents délicate sans précision de méthode (voir 1972-1974 — le repli mécanique du Challenger, du calcul brut au calcul net). Une nouvelle calandre, surnommée familièrement « sad mouth » car elle se prolonge sous le pare-chocs, apparaît également (voir L'évolution cosmétique 1971-1974 — de la calandre scindée au « sad mouth », puis aux pare-chocs réglementaires).

Une curiosité d'identification : des cabriolets 1971 maquillés en 1972 pour la télévision

Fait resté relativement confidentiel : quelques cabriolets construits en toute fin de millésime 1971 reçoivent par anticipation la face avant et arrière du millésime 1972, dans le cadre de tournages télévisés promotionnels. Le seul moyen fiable de les identifier consiste à examiner l'étiquette d'aile (« fender tag ») : le numéro de commande concessionnaire y commence alors par la lettre « R », code réservé chez Chrysler aux véhicules à « signification spéciale » (voir Identification VIN et étiquette d'aile — décoder un Challenger 1970-1974).

1973-1974 : pare-chocs réglementaires et dernier millésime

Les millésimes 1973 et 1974 reprennent la face du modèle 1972 quasiment inchangée, mais adoptent les pare-chocs réglementaires « 5 mph » imposés par la nouvelle réglementation fédérale sur les chocs à basse vitesse — le moyen le plus fiable de distinguer un modèle 1972 (pare-chocs affleurants) d'un modèle 1973-1974 (pare-chocs saillants avec butoirs renforcés). Le six-cylindres disparaît en 1973, ne laissant plus que des V8. Pour son ultime millésime 1974, le V8 340 cède la place à un bloc 360 ci de 245 ch, tandis que la production du Challenger de première génération s'arrête définitivement fin avril 1974 — sans la coïncidence calendaire exacte au jour près qui marque la fin de production de la Barracuda, dix ans jour pour jour après son lancement du 1er avril 1964 (voir Fin de production le 1er avril 1974 — dix ans jour pour jour après le lancement, et un projet 1975 sabordé, dossier plymouth-barracuda/). Selon un bilan rétrospectif d'Edmunds Inside Line cité par Wikipédia EN, 1970 reste un « grand » millésime, 1971 un « bon » millésime, et 1972-1974 trois millésimes « de plus en plus décevants ».

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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