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§ 01 · Histoire et modèles

Mars 1961 — la fin de la lignée XK et le passage de relais à la Type E

Jaguar XK120 · XK140 · XK150 · 1948–1954 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une page qui se tourne après treize ans

La production de la XK150 s'arrête en octobre 1960 après 9 382 exemplaires (voir XK120, XK140, XK150 — comparaison des trois générations en un coup d'œil pour le détail par génération), mais c'est au Salon de Genève, à la mi-mars 1961, que Jaguar présente officiellement sa remplaçante : la Type E. La lignée ouverte à Earls Court en octobre 1948 (voir Earls Court, octobre 1948 — le triomphe imprévu qui a créé une gamme) se referme ainsi très exactement là où le récit avait commencé treize ans plus tôt — un salon automobile, et un coup de tonnerre pour la presse spécialisée.

Une rupture stylistique et commerciale assumée

Si le moteur XK 6-cylindres se perpétue directement d'une génération à l'autre — la Type E est lancée avec le même bloc 3,8 litres que les derniers XK150 (voir Le fil rouge du moteur XK — de la XK120 de 1948 à la dernière XJ6 de 1992) —, la nouvelle venue rompt radicalement avec le style devenu, selon plusieurs commentateurs, plus conservateur des dernières XK150. Fait révélateur du repositionnement tarifaire opéré par Jaguar à cette occasion : au lancement, la Type E est en réalité moins chère que la XK150 qu'elle remplace, un roadster démarrant à 2 098 £ TTC contre un tarif plus élevé pour la devancière — un choix commercial qui contribue directement au raz-de-marée de commandes qui submerge aussitôt le réseau Jaguar (le détail complet de ce lancement et de son accueil est développé dans le dossier consacré à la Type E, voir le lancement de la Type E à Genève).

Ce que la Type E doit à la lignée XK

Au-delà du seul moteur, la Type E hérite de la lignée XK120-140-150 une bonne part de son ADN : la vocation de vitrine technologique et commerciale plutôt que de simple produit de série (déjà vraie pour la XK120 d'origine), l'importance stratégique du marché nord-américain (voir L'Amérique d'abord — comment une dévaluation de la livre a façonné la carrière commerciale de la XK120), et surtout l'héritage technique direct des C-Type et D-Type de compétition, eux-mêmes des dérivés de la XK120 (voir Du XK120 au C-Type — quand la compétition pure prend son autonomie pour ce lien précis, développé en détail dans la genèse compétition de la Type E). Toute la suite de cette histoire — genèse de la Type E proprement dite, prototypes E1A/E2A, carrières Series 1/2/3 — est traitée en détail dans le dossier jaguar-e-type/, auquel ce dossier XK120-150 renvoie systématiquement plutôt que de la reprendre.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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