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§ 01 · Histoire et genèse

La série 20 (1955) — quand le Land Cruiser part à la conquête du monde

Toyota Land Cruiser · depuis 1951 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un modèle pensé pour plaire au-delà du seul marché japonais

Lancée en novembre 1955, la série 20 marque la première refonte complète du Land Cruiser : empattement raccourci pour davantage de maniabilité, boîte de vitesses synchronisée plus facile à manier, habitacle sensiblement agrandi et suspension à lames adoucie pour un meilleur confort de roulement. Le moteur essence six-cylindres Type F, plus puissant que le Type B d'origine (99 kW, soit 135 PS), équipe la plupart des versions ; une déclinaison BJ25 reste disponible pour les usages plus rustiques. Le message est clair : après un premier modèle pensé avant tout pour un usage policier et militaire japonais, Toyota vise désormais explicitement une clientèle internationale, civile aussi bien que professionnelle.

Une progression à l'export fulgurante et chiffrée

Les archives internes de Toyota permettent de mesurer très précisément cette bascule vers l'exportation, portée par la réputation acquise dès l'essai du mont Fuji (voir Le prototype BJ et l'ascension du mont Fuji qui a lancé le Land Cruiser (janvier-juillet 1951)) : 98 exemplaires du Land Cruiser exportés vers 14 pays en 1955 ; 518 unités vers 35 pays dès 1956 ; puis 2 502 unités vers 47 pays en 1957, soit une multiplication par 25 du volume exporté en seulement deux ans. Ces chiffres, documentés par le constructeur lui-même, dessinent une success story à l'export bien plus rapide que ne le laisserait supposer la seule taille du marché japonais de l'époque.

L'Australie, terre d'élection précoce

L'Australie illustre parfaitement cette dynamique. Le Land Cruiser y est importé pour la première fois en 1959 par le distributeur B&D Motors, sous forme de châssis-cabine FJ25/FJ28 habillés de carrosseries de fabrication locale — devenant ainsi le tout premier véhicule japonais régulièrement exporté vers le pays, une antériorité rarement soulignée tant l'automobile japonaise y deviendra plus tard omniprésente. Un petit nombre de ces tout premiers exemplaires australiens sont utilisés par l'entreprise de travaux publics Thiess Constructions sur le chantier du barrage hydroélectrique des Snowy Mountains — un chantier sur lequel le Land Rover est pourtant déjà solidement implanté depuis 1949-1950 (voir Snowy Mountains — le même chantier australien, deux générations de tout-terrain), preuve que la conquête du marché australien par Toyota commence modestement, en position de challenger, et non en position dominante.

Le Brésil, précurseur d'une diffusion mondiale par assemblage local

La même année 1958 voit débuter au Brésil la production locale du FJ25 sous le nom de Toyota Bandeirante — la toute première production Toyota hors du Japon, un jalon industriel qui préfigure la stratégie d'assemblage local déployée ensuite dans des dizaines de pays (voir Le Bandeirante brésilien — 43 ans de Land Cruiser à moteur Mercedes-Benz et Un Land Cruiser par pays — la diversité mondiale des assemblages et des motorisations locales).

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Provenance de cette fiche
Site source
toyota-global.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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