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§ 01 · Histoire et modèles

L'Allegro 2 (octobre 1975) — le rattrapage des défauts de jeunesse

Austin Allegro · 1973–1982 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une réponse aux critiques de la Série 1

Présentée à l'occasion du salon automobile de Londres d'octobre 1975, l'Allegro 2 conserve la même coque que la version d'origine mais s'attache à corriger les défauts identifiés dans la presse depuis 1973 (voir Le lancement du 17 mai 1973 — un accueil de presse plus contrasté que la légende ne le laisse croire) : l'espace aux places arrière est amélioré, la suspension Hydragas reçoit de nouveaux réglages pour limiter le talonnage sur les routes dégradées, et les freins, les supports moteur ainsi que les arbres de transmission sont revus. Selon Hagerty, ce millésime répond à la plupart des « défauts agaçants » du modèle original. Une nouvelle calandre et des feux de recul, absents sur la plupart des versions de Série 1, complètent la mise à jour ; la version break reçoit à cette occasion un nouveau filet de couleur courant sur le rebord des ailes et le pourtour des vitres (voir L'Allegro Estate (1975) — le break trois portes et sa rareté de Série 1).

Un environnement concurrentiel qui s'est déjà densifié

Deux ans après le lancement de l'Allegro, le paysage concurrentiel a nettement évolué : la Ford Escort de deuxième génération, la Volkswagen Golf (saluée comme une référence technique par la critique) et la Datsun Sunny 120Y sont désormais commercialisées, tandis que General Motors a introduit la Vauxhall Chevette, un modèle plus compact mais doté d'un hayon qui le rend compétitif face à des rivales plus grandes. Face à cette offre renouvelée, l'Allegro 2 ne bénéficie que d'une mise à jour mécanique et esthétique limitée, sans remise en cause de l'architecture berline deux volumes d'origine.

Un projet de transfert de production vers la Belgique resté sans suite

Fin 1976, British Leyland engage des discussions exploratoires avec les représentants syndicaux au sujet d'un transfert complet de la production de l'Allegro vers l'usine belge de Seneffe, qui assemble déjà des exemplaires en kits CKD pour le marché continental (voir L'usine belge de Seneffe et le projet de transfert de production avorté (1976)). L'objectif affiché est de libérer de la capacité à Longbridge pour le projet ADO88, alors pressenti comme remplaçant de la Mini. Ce projet ADO88 est finalement abandonné au profit d'une Austin Metro moins ambitieuse sur le plan technique, lancée seulement quatre ans plus tard ; la production britannique de l'Allegro n'est, en définitive, jamais transférée outre-Manche.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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