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§ 01 · Histoire et modèles

Le Fighter (2004-2011) — un supercar à moteur Viper, baptisé d'après l'avion du fondateur

Bristol Cars · 1945–2011 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un pari rendu possible par un nouvel actionnaire

L'idée d'un coupé deux places pour succéder, près de vingt-cinq ans plus tard, à la 404 (voir 404, 405, 406 (1953-1961) — la dernière génération à moteur BMW-Bristol) circulait de longue date chez Bristol, mais son développement exigeait un investissement que la structure ne pouvait financer seule. C'est l'entrée au capital de Toby Silverton, qui rachète en février 1997 une participation de 50 % à Tony Crook (voir Tony Crook (1920-2014) — pilote de Grand Prix devenu propriétaire unique et gardien intransigeant de la marque), qui rend le projet possible. Annoncé publiquement dès 1999 — Bristol n'a alors rien caché du projet, contrairement à sa réputation de discrétion habituelle — et montré pour la première fois en 2003, le Fighter entre en production en 2004, après le rachat par Silverton des parts restantes de Crook en 2002.

Une rupture technique autant qu'esthétique

Le Fighter constitue une double première dans l'histoire de la marque : c'est le tout premier Bristol à abandonner le châssis séparé traditionnel au profit d'une structure en carbone, et le premier coupé deux places produit depuis la 404. Ses portes en élytre (« gullwing ») et sa silhouette longue et basse sont présentées par la marque comme la conséquence directe d'une recherche aérodynamique poussée plutôt que comme un parti pris stylistique — une manière de revendiquer, une nouvelle fois, l'héritage aéronautique de la maison (voir Bristol Aeroplane Company — un siècle d'aéronautique avant la voiture, et un précédent de 1918 déjà oublié). Sous le capot, un V8 Chrysler cède enfin la place à un V10 de 8,0 litres dérivé du Dodge Viper, repris et modifié par Bristol, revendiquant une vitesse de pointe de 210 mph (environ 338 km/h) et un 0 à 60 mph abattu en 4 secondes.

Un nom qui rend hommage au fondateur, pas seulement à l'aviation en général

Contrairement à une lecture superficielle qui verrait dans le nom Fighter un simple emprunt générique au vocabulaire militaire aéronautique de la maison, Wikipédia précise que le modèle est nommé d'après un avion bien spécifique : le biplan de reconnaissance et de chasse de la Première Guerre mondiale conçu par la toute première génération de la Bristol Aeroplane Company, celle du premier Sir George White — le même appareil qui avait donné son diminutif « Brisfit » à l'entreprise dès les années 1910 (voir Bristol Aeroplane Company — un siècle d'aéronautique avant la voiture, et un précédent de 1918 déjà oublié). Le choix du nom relève donc autant de l'hommage dynastique que de la référence militaire générique.

Une production confidentielle même selon les standards de la marque

Vendu à partir de 250 000 £, le Fighter reste, à sa manière, fidèle à la philosophie de rareté extrême de Bristol : les sources consultées pour ce dossier ne s'accordent pas sur le nombre exact d'exemplaires produits entre 2004 et 2011, certaines évoquant seulement 9 ventes, d'autres jusqu'à 16 ; Wikipédia, citant une encyclopédie automobile de référence, avance le chiffre de 13 exemplaires construits entre 2004 et 2011, auxquels s'ajoute un quatorzième châssis achevé en 2015 pendant l'ère Kamkorp (voir L'ère Kamkorp (2011-2020) — administration, le Bullet avorté, et la liquidation définitive). Cette incertitude persistante sur un chiffre aussi bas illustre, mieux qu'un long discours, l'opacité assumée de la marque en matière de production (voir « Pas plus de trois voitures par semaine » — l'anti-marketing érigé en politique d'entreprise) — une opacité qui n'a pas empêché le modèle de refaire surface, des châssis inachevés à l'appui, lors de la relance de 2026 (voir Septembre 2026 — le Fighter renaît à Salon Privé, sous une direction encore différente).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, boc.net, bus-ex.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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