Septembre 2026 — le Fighter renaît à Salon Privé, sous une direction encore différente
Une date presque exactement tenue, sous des noms différents
Fin 2024, Jason Wharton promettait un retour de Bristol Cars « à temps pour le 80ᵉ anniversaire de la marque », soit 2026 (voir 2021-2024 — la renaissance promise par Jason Wharton, et la controverse sur les droits qu'il détenait vraiment). La promesse de calendrier se réalise presque à la lettre : début septembre 2026, Bristol Cars fait sa réapparition officielle au concours d'élégance Salon Privé, organisé au château de Blenheim — un lieu dont le nom fait lui-même écho, sans doute avec un clin d'œil assumé, à l'un des anciens modèles de la marque (voir 603, Britannia, Brigand, Blenheim (1976-2011) — l'ère des noms d'avions). Selon Wikipédia, qui cite des articles publiés le 2 septembre 2026 par Autocar et PistonHeads, cette relance est portée par Paul King, présenté comme propriétaire et dirigeant de la société, aux côtés de Richard Hackett au poste de président — deux noms qui n'apparaissent dans aucune des sources consultées par ce dossier pour la période 2021-2024, dominée par les seules annonces de Jason Wharton. Aucune source disponible n'explique ce changement de direction ; il s'agit d'un point de gisement documentaire explicitement non résolu (voir la section « reste à faire » du README de ce dossier).
Un retour qui ne mise pas sur un modèle inédit, mais sur des châssis inachevés
Plutôt que de dévoiler une voiture entièrement nouvelle, la relance de 2026 choisit de finir un travail interrompu : Bristol annonce disposer de cinq châssis de Fighter (voir Le Fighter (2004-2011) — un supercar à moteur Viper, baptisé d'après l'avion du fondateur) restés inachevés depuis l'arrêt de la production originale, accompagnés des plans et pièces d'origine correspondants. Un premier exemplaire, achevé à partir de l'un de ces châssis et fini en noir avec un intérieur beige, est présenté au public à Salon Privé ; les quatre châssis restants seront construits à la demande de clients particuliers, en configuration conduite à gauche ou à droite, la fabrication étant assurée au Royaume-Uni par un partenaire industriel spécialisé dans la petite série dont l'identité n'est pas rendue publique. Le moteur reste fidèle à la recette du modèle d'origine : le V10 de 8,0 litres dérivé du Dodge Viper, proposé en 525 ou 600 chevaux, pour une vitesse de pointe annoncée jusqu'à 210 mph. Le prix de ces exemplaires n'est communiqué que sur demande — une discrétion commerciale qui n'aurait pas dépaysé Tony Crook (voir « Pas plus de trois voitures par semaine » — l'anti-marketing érigé en politique d'entreprise).
Un jalon, pas un aboutissement
Bristol elle-même présente cette opération comme une étape de transition entre son ancienne ère de production et des ambitions plus larges, sans détailler à ce stade de calendrier ferme au-delà de ces cinq Fighter. La marque revendique que quinze exemplaires du modèle existeraient au total dans le monde une fois ce petit lot achevé — un chiffre qui, ajouté aux divergences déjà relevées sur la production initiale (voir Le Fighter (2004-2011) — un supercar à moteur Viper, baptisé d'après l'avion du fondateur), confirme la difficulté chronique à établir des totaux de production fiables pour cette marque, de la Type 400 des années 1940 jusqu'à ses tout derniers modèles.
Une marque encore vivante, mais toujours aussi imprévisible
Au moment de la rédaction de ce dossier (12 septembre 2026), Bristol Cars existe donc de nouveau, dix jours après l'annonce de Salon Privé — un délai trop court pour que la presse spécialisée ait pu prendre le recul nécessaire sur la solidité de cette nouvelle tentative, la quatrième relance documentée en quinze ans après celles de Kamkorp (2011), de Wharton (2021) puis de sa reformulation « Vision 8.0 » (2024). L'histoire récente de la marque — un cycle presque décennal d'annonces, de scepticisme journalistique puis, tantôt, d'enlisement silencieux — invite à une prudence particulière avant de considérer ce nouveau chapitre comme acquis.
Voir aussi
- 2021-2024 — la renaissance promise par Jason Wharton, et la controverse sur les droits qu'il détenait vraiment · Le Fighter (2004-2011) — un supercar à moteur Viper, baptisé d'après l'avion du fondateur · L'ère Kamkorp (2011-2020) — administration, le Bullet avorté, et la liquidation définitive · « Pas plus de trois voitures par semaine » — l'anti-marketing érigé en politique d'entreprise
- Site source
- en.wikipedia.org, dailyrevs.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- 603, Britannia, Brigand, Blenheim (1976-2011) — l'ère des noms d'avionsBristol Cars · Histoire et modèles
- L'ère Kamkorp (2011-2020) — administration, le Bullet avorté, et la liquidation définitiveBristol Cars · Histoire et modèles
- Le Fighter (2004-2011) — un supercar à moteur Viper, baptisé d'après l'avion du fondateurBristol Cars · Histoire et modèles
- « Pas plus de trois voitures par semaine » — l'anti-marketing érigé en politique d'entrepriseBristol Cars · Culture documentation
- 2021-2024 — la renaissance promise par Jason Wharton, et la controverse sur les droits qu'il détenait vraimentBristol Cars · Histoire et modèles
- L'ère Kamkorp (2011-2020) — administration, le Bullet avorté, et la liquidation définitiveBristol Cars
- 2021-2024 — la renaissance promise par Jason Wharton, et la controverse sur les droits qu'il détenait vraimentBristol Cars
- Le Fighter (2004-2011) — un supercar à moteur Viper, baptisé d'après l'avion du fondateurBristol Cars
- Un demi-siècle de V8 Chrysler chez Bristol — du Plymouth « Poly » au Hemi 6,6 litresBristol Cars