La GS Camargue de Bertone et les autres études de carrosserie sur base GS
Un coupé 2+2 signé Bertone sur plancher de GS
Au Salon de Genève du printemps 1972, le carrossier italien Bertone dévoile la Camargue, un coupé 2+2 construit sur le soubassement d'une GS. Si quelques détails, comme le dessin des phares, évoquent déjà le style Citroën qui préfigurera la future BX, la ligne générale porte la signature dépouillée du dessinateur Marcello Gandini. La Camargue se distingue par un traitement très original de sa partie arrière : une bulle trapézoïdale généreusement vitrée dont la lunette, faisant office de hayon, rappelle celle de l'Alpine A310 en plus arrondie, avec des feux arrière reliés entre eux de façon inhabituelle pour l'époque. Le pare-brise, très cintré et dans le prolongement des vitres latérales, reprend un parti pris stylistique déjà vu sur la Lancia Stratos HF (novembre 1971) et que l'on retrouvera l'année suivante sur un autre prototype Bertone, le NSU Trapèze (octobre 1973).
La Camargue conserve la longueur de la GS (4,12 m) mais se montre plus large (1,68 m contre 1,61 m) et nettement plus basse (1,15 m contre 1,35 m), ce différentiel de largeur isolant visuellement la cellule habitacle du reste de la carrosserie. Elle conserve également la mécanique de série : le 4-cylindres à plat de 1015 cm³ et 55 ch, ainsi que la suspension hydropneumatique — seule la position de la poignée de frein à main, redressée à la verticale, distingue l'habitacle de celui d'une GS de série.
Sans suite en série, mais une prise de contact décisive
La Camargue ne débouche sur aucune commercialisation, mais elle permet à Bertone de nouer une relation industrielle avec Citroën, qui lui confiera quelques années plus tard le développement stylistique de la BX — le lien entre cette étude et le futur best-seller des années 1980 est donc réel, quoique indirect (voir le dossier citroen-bx/ pour la genèse de la BX proprement dite). Sur le plan de la nomenclature, le nom « Camargue » connaît une seconde vie inattendue : Rolls-Royce le reprend, avec l'accord de Bertone, pour baptiser un coupé de luxe dévoilé en 1975.
D'autres études restées à l'état de prototype
citroenet.org.uk mentionne plusieurs autres pistes explorées par le bureau d'études autour de la plateforme GS, dont le détail précis reste largement à documenter : un GS Coupé, dont une maquette a été exposée au Conservatoire Citroën, des études de carrosserie « Projet GY » (une variante agrandie de la GS) poursuivies jusqu'au début des années 1980, ainsi qu'un GS Buggy signé Heuliez et une version militaire dénommée M7, dérivée de la mécanique GS pour un usage tout-terrain léger. Ces pistes n'ont, à ce stade de la recherche pour ce corpus, pas été recoupées avec une seconde source indépendante et sont consignées comme gisement à approfondir dans sources/verification-croisee.md.
Voir aussi
- Site source
- fr.wikipedia.org (+ recoupements citroenet.org.uk)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Le design de la GS — Jean Giret, Robert Opron et l'aérodynamique comme argument de venteCitroën GS/GSA · Carrosserie
- 1986 — la fin de la GSA et le relais pris par la BXCitroën GS/GSA · Histoire et modèles
- Trois projets pour combler un vide — C60, Projet F et Projet G, la genèse de la GSCitroën GS/GSA · Histoire et modèles