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§ 01 · Histoire et modèles

Histoire générale de la Fiat 131 — la remplaçante de la 124 dans la tourmente pétrolière

Fiat 131 / Fiat 131 Abarth · 1974–1985 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une remplaçante née au pire moment

La Fiat 131 est présentée au Salon de l'automobile de Turin à la mi-octobre 1974, avec pour mission de remplacer la Fiat 124 dans la gamme moyenne du constructeur. Sa gestation a cependant démarré avant le choc pétrolier consécutif à la guerre du Kippour (octobre 1973) : le cahier des charges du projet a donc dû être révisé en cours de route pour tenir compte d'un contexte radicalement différent de celui prévu au lancement des études.

La crise du pétrole renchérit brutalement le carburant et met de fait « hors-jeu » les voitures sportives ou trop gourmandes, au moment même où la forte inflation qui en résulte déclenche grèves et mouvements sociaux perturbant à plusieurs reprises la production des usines turinoises. Les délais de livraison qui s'allongent profitent aux constructeurs étrangers, Peugeot en tête, capables d'offrir des motorisations diesel mieux adaptées au climat économique du moment.

Le renoncement aux moteurs bialbero et aux quatre freins à disque

Ce contexte pèse directement sur le cahier des charges de la 131 : Fiat renonce aux brillants mais gourmands moteurs bialbero (double arbre à cames en tête) de la 124, ainsi qu'aux quatre freins à disque de cette dernière — un choix qui sera perçu comme un recul technique (voir Fiat 131 première série (1974-1978) — gamme, motorisations et carrosseries de lancement). Les versions sportives coupé et spider, jugées frivoles pour le climat social de l'époque, sont également abandonnées : elles ne seront pas remplacées dans la gamme 131, la vocation sportive de la maison se reportant sur la Lancia Beta (absorbée par le groupe Fiat trois ans plus tôt), qui continue de recevoir les moteurs bialbero.

En réponse à ces renoncements, la nouvelle venue doit compenser par la solidité, le confort, les finitions soignées et un bon niveau de sécurité — des qualités peu présentes sur la 124 et sur une partie de la concurrence de l'époque.

Le nom Mirafiori, une première chez Fiat

Pour la première fois, Fiat abandonne une désignation purement numérique pour faire aussi référence au site d'assemblage : Mirafiori, à Turin, alors la plus grande usine du groupe. La voiture est ainsi commercialisée sous le nom Fiat 131 Mirafiori, avec un empattement allongé à 2,49 m (contre 2,42 m pour la 124) qui améliore l'habitabilité intérieure.

Une carrière longue et internationale

Produite en Italie jusqu'en 1984-1985 (1 513 800 exemplaires selon Wikipédia anglais, plus d'1,5 million selon toutes les sources), la 131 connaît trois séries commerciales successives (voir Fiat 131 première série (1974-1978) — gamme, motorisations et carrosseries de lancement, Fiat 131 seconde série (1978-1981) — retour du bialbero et naissance de la Supermirafiori et Fiat 131 troisième série (1981-1985) — dernier restylage, fiscalité italienne et fin de carrière) avant de céder la place à la Fiat Regata. Sa carrière déborde largement des frontières italiennes grâce à une production sous licence dans une quinzaine de pays (voir La Fiat 131 dans le monde — vue d'ensemble d'une production sous licence sur cinq continents), certaines déclinaisons prolongeant sa carrière commerciale bien au-delà de la date d'arrêt italienne.

Mais c'est sa version de compétition, la 131 Abarth Rally, développée à partir de 1975 avec Bertone et le département course Abarth, qui a fait passer la 131 à la postérité : trois titres mondiaux constructeurs en rallye (1977, 1978, 1980) pour une berline familiale à l'origine bien peu sportive sur le papier (voir Naissance de la Fiat 131 Abarth Rally — Genève 1976, la collaboration Fiat/Bertone/Abarth).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
it.wikipedia.org (structure) + en.wikipedia.org + motor1.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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