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§ 01 · Histoire et modèles

La présentation de la Nuova 500 — Turin, juillet 1957

Fiat 500 (Nuova 500, 1957-1975) · depuis 1957 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Deux jours de lancement

La Nuova 500 est d'abord montrée en avant-première au président du Conseil italien Adone Zoli, le 1ᵉʳ juillet 1957, dans les jardins du Viminale (siège du gouvernement à Rome). C'est le lendemain, 2 juillet 1957, qu'a lieu la présentation officielle à la presse et aux professionnels, au Circolo Sporting de Turin — le cadre traditionnel dans lequel Fiat dévoilait alors ses nouveautés. La soirée de gala réunit tout l'état-major de la marque : le président Vittorio Valletta, les vice-présidents Gianni Agnelli et Gaudenzio Bono, le responsable de la communication Luigi Pestelli, ainsi que de nombreux dirigeants et techniciens. Une cinquantaine d'exemplaires de la nouvelle voiture, tous peints en gris et encadrés de mécaniciens en combinaison blanche, sont alignés au bord de la piscine du Sporting pour des essais sur place ; le champion de Formule 1 Nino Farina compte parmi les invités qui prennent le volant ce soir-là.

Le 4 juillet 1957 (certaines sources francophones retiennent cette date comme celle de la présentation publique proprement dite), la voiture est montrée dans les rues de Turin. Le nom « Nuova » (nouvelle) souligne la filiation revendiquée avec la Topolino — la 500 la moins chère de la gamme Fiat, désormais rebaptisée pour laisser la place à sa remplaçante.

Un dénuement calculé

La toute première série, produite seulement de juillet à septembre 1957, affiche un équipement extrêmement spartiate, y compris pour l'époque : aucun chrome hormis les pare-chocs, jantes en tôle jaune crème fixées par quatre boulons apparents (sans enjoliveurs), vitres latérales fixes (à l'exception des deux déflecteurs à charnière sans crans d'arrêt), absence de banquette arrière rembourrée (remplacée par une simple tablette non garnie, ce qui vaut à la voiture une homologation deux places seulement), pas de clignotants ni de commodo — l'éclairage est entièrement piloté par une clé de contact Bosch à six positions. Le toit, une longue capote en toile imperméabilisée descendant jusqu'au couvre-moteur arrière, s'ouvre en s'enroulant sur des pantographes. Seuls trois accessoires sont proposés en option : dégivreur de pare-brise, pneus à flancs blancs et la teinte bleu foncé 456 (gratuite).

Un accueil commercial d'abord tiède

Contrairement aux espoirs de Fiat, l'accueil du public est frais, voire franchement déçu : la clientèle visée — anciens propriétaires de Topolino et utilisateurs de petites motos — juge la voiture trop dépouillée face aux chromes alors très prisés, et beaucoup lui reprochent ses deux places seulement ainsi qu'un tarif jugé élevé au regard de la Fiat 600, pourtant supérieure en agrément. Le défilé inaugural depuis les usines Mirafiori voit symboliquement les nouvelles 500 précéder une moto Gilera Saturno 1956 à pot Abarth, d'un prix comparable — indice du public réellement visé. Les performances sont également critiquées : moteur peu élastique, puissance modeste, vitesse de pointe jugée trop faible, vibrations à bas régime et bruit à haut régime du bicylindre.

La réplique rapide de Fiat

Face à ce démarrage poussif, Fiat réagit dès septembre 1957 avec une version légèrement révisée (jantes chromées en option), puis surtout en novembre 1957 avec un dédoublement complet de la gamme en deux niveaux de finition : Economica (héritière directe de la présentation initiale, à 465 000 lires) et Normale (mieux équipée — enjoliveurs, moulures chromées, vitres descendantes, sellerie arrière rembourrée — à 490 000 lires), le moteur passant à 15 ch pour les deux. Fait unique dans l'histoire automobile selon Wikipédia italien : les propriétaires ayant déjà acheté une Economica avant le lancement de la Normale reçoivent la différence de prix (25 000 lires) par chèque et sont invités dans les stations-service Fiat agréées pour une mise à niveau gratuite du moteur. C'est cette version Normale, souvent désignée rétrospectivement « 500 N » bien que Fiat n'ait jamais utilisé cette lettre officiellement, qui amorce véritablement le succès populaire de la voiture — voir La 500 « N » — Economica et Normale (1957-1959).

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Provenance de cette fiche
Site source
it.wikipedia.org
Auteur du site
Wikipédia (version italienne)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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