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§ 01 · Histoire et modèles

La Mazda Roadpacer — quand une Holden se retrouve à moteur rotatif japonais

Holden — Monaro, Kingswood et l'aventure automobile australienne · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un pari technologique de General Motors

Au milieu des années 1970, General Motors s'intéresse de près au moteur rotatif Wankel, alors développé industriellement par son partenaire japonais Mazda. Cet intérêt débouche sur un accord d'exportation inhabituel en 1975 : Holden expédie vers le Japon des carrosseries de Premier (d'abord en version HJ, puis HX), motorisation d'origine comprise, que Mazda dépouille ensuite de leur moteur et boîte pour y installer son propre bloc rotatif biturbine 13B, associé à une boîte automatique trois rapports. La voiture qui en résulte est commercialisée au Japon sous le nom de Mazda Roadpacer AP.

Un mariage qui ne fonctionne pas

Le résultat déçoit : la caisse Premier, pensée pour un six-cylindres ou un V8 australien, s'avère nettement trop lourde pour le moteur rotatif de l'époque, structurellement peu puissant. Pour compenser ce manque de performance, Mazda équipe la Roadpacer d'une profusion de gadgets électriques — vitres, sièges et équipements motorisés — qui, en alourdissant encore la voiture, aggravent paradoxalement le problème qu'ils étaient censés faire oublier. La production s'arrête en 1977, après seulement 840 exemplaires vendus, un échec commercial net.

Une curiosité révélatrice d'une époque d'expérimentation

La Roadpacer reste aujourd'hui une curiosité pour les passionnés d'histoire automobile : elle illustre les tâtonnements technologiques de General Motors au milieu des années 1970 (le groupe explorera aussi le rotatif pour certains modèles Chevrolet et Buick aux États-Unis, sans plus de succès durable) et la façon dont une base Holden pouvait, l'espace d'un accord industriel ponctuel, devenir la matière première d'une automobile entièrement rebadgée pour un marché étranger — préfigurant, sur un mode mineur et inversé, les badge-engineering ultérieurs de la Monaro elle-même sous les noms Pontiac GTO ou Vauxhall Monaro dans les années 2000 — voir La Monaro sous d'autres badges — Chevrolet SS sud-africaine, Pontiac GTO, Vauxhall Monaro.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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