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§ 01 · Histoire et modèles

2001-2006 — la Monaro renaît de ses cendres, un quart de siècle après son arrêt

Holden — Monaro, Kingswood et l'aventure automobile australienne · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

D'un concept-car acclamé à une décision de fabrication

Vingt-cinq ans après l'arrêt du coupé pleine grandeur chez Holden, un concept-car « Holden Coupé », dessiné par Mike Simcoe sur base de Commodore VT (voir VT et VX (1997-2002) — la refonte à 600 millions de dollars qui écrase la Falcon AU) et présenté au salon automobile de Sydney en 1998 sous le nom de code interne « Monica », suscite un accueil public et médiatique tel que la presse le rebaptise aussitôt « Monaro » et que les commandes affluent avant même toute annonce officielle de mise en production. Holden cède à la pression : la nouvelle génération, dite V2 (sur base de Commodore VX), entre en production en novembre 2001 après une gestation de vingt-deux mois — bien plus longue que les douze à dix-huit mois initialement prévus — pour un coût de développement de 60 millions de dollars australiens.

Un soutien venu du sommet de General Motors

Le retour de la Monaro bénéficie du soutien personnel de Bob Lutz, figure emblématique du développement produit chez General Motors, ce qui facilitera notamment son exportation sous le badge Pontiac GTO aux États-Unis (voir La Monaro sous d'autres badges — Chevrolet SS sud-africaine, Pontiac GTO, Vauxhall Monaro). Deux motorisations sont proposées au lancement : un V6 Ecotec 3,8 litres suralimenté (CV6) et le V8 LS1 5,7 litres (CV8), ce dernier se révélant dix fois plus demandé que le six-cylindres, qui disparaît du catalogue dès 2004. Des séries limitées ponctuent la carrière du modèle — CV8-R en 2003 puis 2004 — avant la révision VZ de septembre 2004, qui gagne 15 kW de puissance supplémentaires et de nouveaux équipements (système audio à dix haut-parleurs, échappement double sortie).

Une sortie de scène organisée avec soin

En juillet 2005, Holden annonce l'arrêt prochain de la Monaro, ce qui donne lieu à une série spéciale d'adieu, la CV8-Z (1 605 exemplaires), déclinée dans une teinte inédite baptisée « Fusion ». Le tout dernier coupé Monaro produit par Holden est acheté aux enchères sur eBay, le 19 février 2006, par un homme d'affaires du Queensland pour 187 355,55 dollars australiens — près du triple de son prix catalogue —, l'intégralité de la somme étant reversée à une fondation de lutte contre la leucémie. Tony Hyde, alors ingénieur en chef de Holden, confiera à sa retraite que ce programme de la Monaro moderne restait sa plus grande fierté professionnelle, qualifiant le projet de « pure émotion » — et racontera garder sa propre Monaro garée juste à côté de sa Chevrolet Corvette de 1976, anecdote personnelle qui préfigure d'une certaine manière la convergence ultérieure des deux marques sur le marché australien (voir 2020-2021 — la marque Holden elle-même disparaît, remplacée par GM Specialty Vehicles).

Un baroud d'honneur sur la piste : la Monaro 427C

Sur le plan sportif, cette troisième génération inspire un projet de course méconnu : Garry Rogers Motorsport (GRM) construit, en 2002, deux Monaro de compétition motorisées par une version australienne du V8 427 pouces cubes de la Corvette C5-R, dans le cadre du championnat australien « Nations Cup ». Ce projet, souvent confondu avec la Holden Racing Team 427 dévoilée peu après au salon de Sydney 2002 — mais en réalité antérieur et totalement distinct — remporte les Bathurst 24 Heures de 2002 et 2003. En 2004, James Brock, fils du pilote légendaire Peter Brock (voir Peter Brock et la Monaro — les débuts à Bathurst d'un futur « Roi de la Montagne »), conduit la troisième et dernière Monaro 427C construite par GRM à la victoire lors de la dernière course de la saison Nations Cup, à Mallala.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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