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§ 01 · Histoire et modèles

Les années 1980 — Button Car Plan, échec de la Camira et polémique du moteur Nissan

Holden — Monaro, Kingswood et l'aventure automobile australienne · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une industrie entière sous perfusion politique

Le gouvernement australien tente de sauver l'industrie automobile locale avec le « Button Car Plan », qui pousse les constructeurs à concentrer leur production sur moins de modèles à plus gros volumes et à davantage exporter. Holden ferme son usine de Pagewood (Nouvelle-Galles du Sud) et se tourne vers Isuzu pour ses utilitaires (Rodeo dès 1981, puis Jackaroo, Shuttle, Piazza). La gamme WB (1980-1985), simple prolongement des séries HQ à HZ des années 1970, se révèle moins compétitive que ses équivalents Ford et sonne le glas des grosses Holden familiales et utilitaires produites localement — l'ultime porteuse du nom Kingswood n'existant plus alors que sous forme d'utilitaire.

L'échec de la Camira

Lancée en 1982, la Camira — version australienne de la plateforme mondiale « J-car » de GM, développée avec Isuzu — connaît un départ commercial correct rapidement suivi d'une chute des ventes : son moteur 1,6 litre est jugé sous-dimensionné, sa qualité de fabrication et de roulage inférieure à la moyenne. Elle ne reste que sept ans au catalogue et contribue à des pertes cumulées de Holden dépassant 500 millions de dollars australiens au milieu des années 1980.

La controverse du moteur japonais sur la Commodore VL

Le symbole le plus marquant de cette décennie de fragilité reste la Commodore VL (1986, voir VL Commodore (1986-1988) — le moteur Nissan RB30, dernière mid-size avant trente ans de format « grand ») : la nouvelle réglementation imposant l'essence sans plomb à tous les véhicules neufs vendus en Australie à partir de 1986 rend impossible, dans les délais impartis, l'adaptation du six-cylindres Holden traditionnel. GM-H choisit alors de motoriser la VL avec un six-cylindres Nissan RB30, associé à une boîte automatique électronique elle aussi japonaise — un choix si sensible sur le plan symbolique que Holden est allé jusqu'à intenter une action en justice en 1984 pour tenter d'empêcher le magazine automobile Wheels de révéler l'affaire avant l'heure. Les variations ultérieures du taux de change entre le dollar australien et le yen doublent le coût réel de cet ensemble mécanique importé sur la durée de vie du modèle. Cette même période voit GM éponger, le 19 décembre 1986, une dette accumulée de 780 millions de dollars australiens et réorganiser Holden en deux entités distinctes, l'une pour les carrosseries (assemblées à Elizabeth), l'autre pour les moteurs (fabriqués à Fishermans Bend) — une préfiguration, déjà, des tensions structurelles qui referont surface lors du déclin final de la marque dans les années 2000-2010 — voir 1999-2013 — la valse des dirigeants qui a scellé le sort de Holden.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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