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§ 12 · Culture documentation

Saison WRC 1992 — le sixième et dernier titre constructeurs, la saison record de Didier Auriol

Lancia Delta HF Integrale · depuis 1979 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La saison 1992 clôt la série des six titres constructeurs consécutifs de Lancia en Championnat du monde des rallyes. Disputée sur quatorze manches, elle voit l'écurie Martini Lancia évoluer sous une forme resserrée par rapport aux plateaux pléthoriques des saisons précédentes, au moment même où la marque amorce son retrait du programme officiel (voir La fin de l'aventure rallye officielle de Lancia (1991-1993) — retrait, transition et aftermath) — un paradoxe qui fait de ce sixième sacre l'un des plus commentés de la période.

Un effectif recentré autour de deux pilotes

L'écurie Martini Lancia aligne principalement Juha Kankkunen et Didier Auriol sur la majorité du calendrier, complétés ponctuellement par l'Italien Andrea Aghini et par des équipages engagés à budget réduit (Jorge Recalde, Björn Waldegård en pigiste au Safari, Philippe Bugalski). Miki Biasion et Markku Alén, piliers des saisons 1987-1990, ont quitté Lancia respectivement pour Ford et Toyota — signe que le vivier de pilotes officiels s'est resserré à mesure que le budget course se réduit.

Une saison exceptionnelle pour Didier Auriol

Au volant de la Delta HF Integrale dans ses versions Evoluzione successives, Didier Auriol réalise la meilleure saison individuelle de sa carrière : six victoires en manches mondiales (Monte-Carlo, Tour de Corse, Acropole, Argentine, 1000 Lacs, Australie) sur ses sept premières participations de la saison, un total alors record pour une saison de WRC qui ne sera battu qu'en 2005 par Sébastien Loeb. Juha Kankkunen ajoute la victoire au Rallye du Portugal, et l'Italien Andrea Aghini s'impose à domicile au Rallye Sanremo — sa seule victoire en carrière au niveau mondial. Au total, Lancia remporte huit des quatorze manches de la saison.

Cette razzia en victoires ne suffit cependant pas à Auriol pour décrocher le titre pilotes : des contre-performances sur plusieurs manches ne comptant pas pour son total de victoires, puis un abandon sur la dernière épreuve de la saison (RAC Rally britannique), le relèguent à la troisième place du classement final avec 121 points, derrière Juha Kankkunen (134 points, deuxième) et surtout Carlos Sainz, sacré champion du monde pour la deuxième fois sur sa Toyota Celica Turbo 4WD avec 144 points. C'est la deuxième fois en trois ans (après 1990) que Lancia laisse filer le titre pilotes au profit de Sainz tout en conservant le titre constructeurs.

Le sixième titre constructeurs, et le onzième de l'histoire de la marque

Ce sixième sacre consécutif consolide un record qui reste à ce jour inégalé dans l'histoire du WRC. Il s'agit également, en comptant le tout premier titre remporté par la Fulvia Coupé HF en 1972, les trois titres constructeurs de la Stratos (1974, 1975, 1976) et celui de la 037 (1983), du onzième titre constructeurs de l'histoire de Lancia en championnat du monde des rallyes toutes générations de voitures confondues — un chiffre qui souligne la continuité exceptionnelle du savoir-faire course de la marque depuis le début des années 1970 (voir Abarth et la HF Squadra Corse — le département compétition derrière la Delta de rallye).

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Provenance de cette fiche
Site source
wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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