Vue d'ensemble — de la Stratos Zero au retrait officiel (1970-1978)
En moins de dix ans, la Lancia Stratos HF est passée d'un exercice de style extrême présenté à un salon automobile à la voiture la plus titrée du rallye mondial des années 1970, avant de s'effacer devant les arbitrages internes du groupe Fiat. Cette fiche sert de repère chronologique avant d'entrer dans le détail de chaque étape.
1970-1971 : du concept-car au prototype roulant
Tout commence en 1970 au Salon de l'automobile de Turin, où le carrossier Nuccio Bertone présente la Stratos Zero, une étude de style signée Marcello Gandini construite sur la base mécanique d'une Lancia Fulvia HF1600 accidentée (voir La Stratos Zero (Bertone, 1970) — le concept-car qui a tout déclenché). L'objectif de Bertone est de séduire Lancia, qui cherche justement une remplaçante à la Fulvia HF pour son programme rallye (voir Pourquoi Lancia cherchait une remplaçante à la Fulvia HF — le cahier des charges de Cesare Fiorio). Un an plus tard, au Salon de Turin 1971, la marque présente un prototype bien plus proche de la version définitive, la Stratos HF, qui essaiera successivement trois moteurs avant de se fixer sur le V6 Ferrari Dino (voir Le prototype Stratos HF de 1971 et ses trois moteurs d'essai).
1972-1974 : la course à l'homologation
Dès la fin 1972, des prototypes de la Stratos sont engagés en rallye parmi les voitures de Groupe 5, faute d'homologation Groupe 4 (voir Les débuts en compétition (1972-1973) — de l'abandon au Tour de Corse à la première victoire). La fourniture des moteurs V6 Dino par Ferrari, longtemps incertaine, n'est définitivement actée que par un accord signé le 11 février 1973 (voir Le bras de fer Lancia-Ferrari pour le moteur V6 Dino). L'homologation en Groupe 4 est finalement obtenue le 1ᵉʳ octobre 1974, au terme d'un contrôle de production dont le résultat exact reste débattu aujourd'hui (voir 500 exemplaires exigés, un nombre resté flou — l'homologation Groupe 4 de la Stratos). La même année, la Stratos HF décroche son premier titre mondial des rallyes (voir 1974 — l'homologation, puis le premier titre mondial).
1975-1976 : l'apogée
Deux nouveaux titres constructeurs consécutifs suivent, en 1975 (voir 1975 — deuxième titre, Waldegård et Darniche entrent en scène) puis en 1976, année où la livrée Alitalia atteint son statut iconique (voir 1976 — le troisième titre consécutif et l'apogée de la livrée Alitalia). Sur cette période, la Stratos brille aussi hors du seul championnat du monde : Targa Florio, Tour de France automobile, Giro d'Italia, et une tentative moins convaincante en endurance sur circuit avec une version turbocompressée de Groupe 5 (voir La Stratos turbo Groupe 5 — les silhouettes d'endurance face aux Porsche 935).
1977-1978 : le retrait progressif
Alors que la Stratos reste compétitive, la direction du groupe Fiat décide de réorienter son effort officiel vers la Fiat 131 Abarth, plus proche d'un modèle de grande série et donc plus utile commercialement (voir 1977-1978 — le retrait progressif de l'usine au profit de la Fiat 131 Abarth). Sandro Munari signe une dernière performance marquante en remportant le premier Coupe FIA des pilotes en 1977, avant que le témoin ne passe officiellement à la 131 Abarth pour 1978.
Après 1978 : une seconde vie en mains privées
Loin de disparaître, la Stratos continue à glaner des victoires jusqu'au début des années 1980 aux mains d'équipages privés, notamment celui de Bernard Darniche sous les couleurs du concessionnaire français Chardonnet (voir 1978-1982 — la seconde carrière de la Stratos aux mains des équipages privés). Ce n'est qu'au tournant des années 1980 que la carrière sportive de la voiture s'éteint réellement, laissant place à un statut de légende de collection qui n'a fait que grandir depuis (voir Pourquoi la Stratos est devenue une voiture culte).
Voir aussi
- La Stratos Zero (Bertone, 1970) — le concept-car qui a tout déclenché · Pourquoi Lancia cherchait une remplaçante à la Fulvia HF — le cahier des charges de Cesare Fiorio · Le prototype Stratos HF de 1971 et ses trois moteurs d'essai · 500 exemplaires exigés, un nombre resté flou — l'homologation Groupe 4 de la Stratos · 1974 — l'homologation, puis le premier titre mondial · 1977-1978 — le retrait progressif de l'usine au profit de la Fiat 131 Abarth · De la Fulvia à la Stratos — comment Cesare Fiorio a préparé la relève dès l'apogée de 1972
- Site source
- en.wikipedia.org + it.wikipedia.org + fr.wikipedia.org + stellantisheritage.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Lancia_Stratos ↗
- 1974 — l'homologation, puis le premier titre mondialLancia Stratos HF · Compétition
- 1978-1982 — la seconde carrière de la Stratos aux mains des équipages privésLancia Stratos HF · Compétition
- La Stratos Zero (Bertone, 1970) — le concept-car qui a tout déclenchéLancia Stratos HF · Histoire et modèles
- Pourquoi Lancia cherchait une remplaçante à la Fulvia HF — le cahier des charges de Cesare FiorioLancia Stratos HF · Histoire et modèles
- Le prototype Stratos HF de 1971 et ses trois moteurs d'essaiLancia Stratos HF · Histoire et modèles
- 500 exemplaires exigés, un nombre resté flou — l'homologation Groupe 4 de la StratosLancia Stratos HF · Histoire et modèles
- La Stratos turbo Groupe 5 — les silhouettes d'endurance face aux Porsche 935Lancia Stratos HF · Compétition
- Pourquoi la Stratos est devenue une voiture culteLancia Stratos HF · Culture documentation
- 1975 — deuxième titre, Waldegård et Darniche entrent en scèneLancia Stratos HF · Compétition
- Le bras de fer Lancia-Ferrari pour le moteur V6 DinoLancia Stratos HF · Moteur
- 1976 — le troisième titre consécutif et l'apogée de la livrée AlitaliaLancia Stratos HF · Compétition
- 1977-1978 — le retrait progressif de l'usine au profit de la Fiat 131 AbarthLancia Stratos HF · Compétition