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§ 01 · Histoire et modèles

K10 (1982-1992) — la première génération, du lancement japonais aux Pike Cars

Nissan Micra · depuis 1982 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Lancement et positionnement

La March/Micra K10 entre en production en octobre 1982 à l'usine Oppama de Yokosuka (Kanagawa), en concurrence directe avec la Honda City, la Daihatsu Charade, la Suzuki Cultus et la Toyota Starlet. Réservée au réseau de concessions japonais Nissan Cherry Store, elle profite indirectement de l'héritage technique de Prince Motor Company, absorbée par Nissan en 1966 et concepteur d'origine de la Cherry qu'elle vient compléter. La voiture est conçue autour d'un poids très bas — à peine 630 kg en finition européenne d'entrée de gamme — obtenu au prix d'une insonorisation minimale, ce qui vaut aux premières Micra une réputation de citadine assez bruyante.

Arrivée en Europe et au Canada

La Micra est lancée sur le marché européen en juin 1983, la même année que plusieurs autres citadines devenues des références du segment : Fiat Uno, Peugeot 205, Vauxhall Nova/Opel Corsa et la seconde génération de Ford Fiesta (voir Une citadine de référence en Europe pendant près de quatre décennies). Au Royaume-Uni, elle rencontre un succès rapide, dépassant les 50 000 ventes annuelles dès 1989 et devenant l'une des voitures importées les plus populaires de son époque. Le Canada la reçoit en 1984 pour le millésime 1985, en remplacement des Nissan Pulsar à hayon jugées trop grandes ; elle y est retirée du marché après le millésime 1991, remplacée par la Sentra Classic construite au Mexique.

Motorisations et transmissions

Le moteur d'origine, un 4-cylindres tout aluminium MA10S de 987 cm³ à simple arbre à cames en tête, alimenté par un carburateur à contrôle électronique Nissan ECC, développe 50 à 57 ch selon les marchés. Il est associé à une boîte manuelle à 4 ou 5 rapports ou à une automatique à 3 puis 4 rapports (commercialisée sous le nom « Nissanmatic ») — des choix de boîtes alors inhabituels sur une citadine de ce segment. Un restylage de mi-carrière intervient en juin 1985 (nouveau hayon, nouveaux feux arrière) ; le Japon reçoit à cette occasion la première March Turbo (moteur MA10ET à injection électronique). Fin 1987, un bloc 1,2 L MA12S à carburateur à contrôle électronique (57 à 60 ch) complète la gamme. Un second restylage, en mars 1989, modifie pare-chocs, calandre et optiques, et introduit en Europe la carrosserie 5 portes.

Les versions les plus poussées : Turbo, Super Turbo et Micra R

Le sommet de la gamme japonaise reste la Super Turbo (voir Turbo, Super Turbo et Micra R — les versions les plus poussées de la K10 pour le détail technique), qui combine compresseur et turbocompresseur sur le petit bloc 930 cm³ MA09ERT et affiche 110 ch pour 770 kg — la March/Micra la plus performante jamais produite en série par Nissan.

Fiabilité reconnue et base des Pike Cars

En 1995, une étude de fiabilité de l'association automobile allemande ADAC classe la Micra en tête de sa catégorie (voir La voiture de l'auto-école — comment la Micra a construit sa réputation de facilité). Le châssis K10 sert par ailleurs de base mécanique à quatre voitures japonaises produites en petites séries volontairement limitées — Be-1, Pao, Figaro et S-Cargo, déjà documentées en détail dans le dossier consacré au programme Pike Factory de Nissan — dont la parenté technique précise avec la Micra est détaillée dans La plateforme K10, socle mécanique discret des quatre Pike Cars. La production de la K10 s'achève le 21 décembre 1992, plusieurs mois après le début de celle de sa remplaçante.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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