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§ 01 · Histoire et modèles

Les 106 Électrique et Saxo Électrique : deux citadines techniquement identiques

Peugeot 106 / Citroën Saxo · 1991–2003 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une conception commune confiée à Heuliez

En 1995, Peugeot lance en collaboration avec le carrossier Heuliez (établi à Cerizay, dans les Deux-Sèvres) une version électrique de la 106. Citroën emboîte le pas avec sa propre Saxo Électrique, que Wikipédia qualifie de « techniquement identique » à sa cousine Peugeot — une nouvelle illustration du partage d'organes déjà documenté pour l'ensemble de la gamme thermique de ces deux citadines (voir La genèse de la Citroën Saxo : remplacer l'AX sur la base technique de la 106). Le corpus documente déjà un précédent direct avec l'AX Électrique, également conçue avec Heuliez (voir la fiche consacrée à l'AX Électrique) — la 106/Saxo Électrique s'inscrit donc dans une continuité industrielle PSA-Heuliez plutôt qu'un projet isolé.

Caractéristiques techniques

La motorisation, un moteur Leroy-Somer type SA13 à courant continu et excitation séparée, développe 11 kW nominal (15 ch) et jusqu'à 20 kW en crête (27 ch) selon Wikipédia. Les batteries, fournies par Saft, utilisent des accumulateurs nickel-cadmium et permettent une autonomie annoncée jusqu'à 90 km, pour une vitesse de pointe de 90 km/h. L'Argus précise que ce chiffre d'autonomie de 90 km correspond à l'utilisation de 20 batteries, un chiffre corroboré par la note de bas de page de l'infobox Wikipédia consacrée au modèle. Passionnement-citroen.com avance pour sa part une fourchette légèrement différente de 70 à 90 km selon l'usage — une divergence mineure de méthode de mesure plutôt qu'une contradiction de fond (voir sources/verification-croisee.md).

Un succès commercial relatif mais une position de pionnier

Selon Wikipédia, la 106 Électrique fut, à l'issue de sa commercialisation, la voiture électrique dont le plus grand nombre d'exemplaires ait été écoulé au monde à cette date — un record de niche resté peu connu du grand public, la rentabilité insuffisante du modèle ayant fini par imposer l'arrêt de sa production. L'Argus la qualifie d'ailleurs d'« ancêtre de la Peugeot e-208 », inscrivant la démarche dans une continuité stratégique de long terme chez le constructeur plutôt qu'un simple coup marketing isolé.

Un usage principalement institutionnel

L'usage de ces citadines électriques reste largement circonscrit aux flottes institutionnelles plutôt qu'à la clientèle particulière : administrations publiques d'une part, et surtout une flotte de 25 unités proposées en libre-service dans les rues de La Rochelle selon L'Argus — une ville pionnière en France dans l'expérimentation de l'autopartage électrique dès le milieu des années 1990. Le corpus documente une expérimentation comparable, quoique distincte, sur l'AX Électrique (voir le dossier consacré à la Citroën AX).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org, largus.fr, passionnement-citroen.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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