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§ 01 · Histoire et modèles

La genèse stylistique de la 405 — Pininfarina dans la continuité de la 205

Peugeot 405 · 1987–1997 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Contrairement à la 205, dont la ligne extérieure avait été confiée en interne à Gérard Welter — une première depuis 1951 dans l'histoire de la marque —, le dessin de la 405 revient au studio turinois Pininfarina, fidèle allié stylistique de Peugeot depuis la 403 de 1955 (voir Le partenariat Peugeot-Pininfarina — situer la 304 dans un demi-siècle de collaboration, corpus peugeot-304/, pour la vue d'ensemble de cette collaboration longue de cinquante ans). Le nom du designer précis retenu par plusieurs sources est Giuseppe Randazzo, au sein des équipes de Pininfarina.

Récupérer l'élan stylistique de la 205 sans la copier

Selon carjager.com, le dessin de Pininfarina pour la 405 « récupère à son compte la tendance stylistique de la 205 » : mêmes surfaces tendues, même fluidité générale, sans pour autant être un simple agrandissement de la citadine — la 405 développe son propre vocabulaire, plus mûr et plus consensuel que celui, plus anguleux, de sa cousine technique la Citroën BX (signée Bertone). Le style est figé début 1985, et 43 prototypes roulants sont construits avant la présentation officielle de juin 1987.

Une parenté assumée avec l'Alfa Romeo 164

Fait notable et documenté par plusieurs sources indépendantes (carjager.com, Wikipédia anglophone) : Pininfarina développe au même moment, pour le compte d'Alfa Romeo, le dessin de la 164, présentée la même année 1987. Les deux voitures partagent une parenté stylistique clairement perceptible (proportions, traitement des surfaces, ligne de ceinture), le studio italien appliquant à deux constructeurs concurrents une même sensibilité de l'époque — pratique alors courante chez les grands carrossiers transalpins.

Une gamme sans coupé ni cabriolet, contrairement à ses devancières

Fidèle à une tradition Peugeot déjà observée sur la 504 (dont le coupé et le cabriolet furent eux aussi signés Pininfarina, voir Les 504 Coupé et Cabriolet — trois séries signées Pininfarina dans le corpus peugeot-504/) et reconduite un temps sur la 505, la 405 rompt cependant avec cette habitude : aucun coupé ni cabriolet ne figure jamais à son plan de gamme officiel. Une tentative existe bien, mais elle est le fait du carrossier indépendant Heuliez et non de Peugeot ou de Pininfarina — voir le détail dans Le coupé 405 Heuliez — le projet avorté entre la 504 et la 406, qui revient sur cette nuance importante et sur la confusion fréquente qu'elle entretient. Le studio Pininfarina retrouvera l'occasion de dessiner un coupé Peugeot dix ans plus tard, avec le 406 Coupé (1997), considéré comme l'aboutissement de la collaboration entre les deux maisons.

Un style qui traverse les deux phases sans être renié

Le restylage de 1992 (phase 2, voir Le restylage phase 2 de 1992 — rigidité, insonorisation et refonte de gamme) retouche les extrémités et l'habitacle mais laisse intact l'essentiel du dessin Pininfarina d'origine — signe de sa réussite formelle, saluée par la profession dès son lancement et récompensée quelques mois plus tard par le titre de Voiture de l'année 1988 (voir Histoire générale de la Peugeot 405 (1987-1997 en Europe)).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
carjager.com
Auteur du site
Paul Clément-Collin (carjager.com, ex-rédacteur en chef, fondateur de Boîtier Rouge)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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