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§ 01 · Histoire et modèles

La 405 Diesel et Turbo Diesel — la gamme gazole et son rôle dans l'image de marque

Peugeot 405 · 1987–1997 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Si la Mi16 façonne l'image sportive de la 405, c'est bien la gamme Diesel qui construit dans la durée sa réputation de robustesse — un héritage qui pèsera lourd dans la légende de fiabilité qui accompagne encore aujourd'hui la marque sur ce segment (voir Le moteur XUD — genèse d'une légende de fiabilité diesel pour le détail technique du bloc XUD).

Une arrivée différée à la mise au point soignée

Contrairement à la berline essence, disponible dès le lancement de juillet 1987, il faut attendre mars 1988 pour voir apparaître les premières 405 Diesel, toutes à injection indirecte (pompe rotative mécanique) et préchambre de combustion, technologie alors classique :

  • 1 905 cm³ atmosphérique, 71 ch, finitions GLD et GRD (calquées sur les GL et GR essence) ;
  • 1 769 cm³ turbocompressé, 90 ch, finitions GRD Turbo et SRD Turbo.

Ces deux moteurs ont déjà fait leurs preuves sur la 205, la 309 et la BX avant d'équiper la 405 — un choix de prudence industrielle qui contribue directement au succès commercial du modèle, dans un contexte de désaffection croissante du grand public pour l'essence.

La version Turbo Diesel, une nouveauté pour Peugeot

Le 1 769 cm³ turbocompressé constitue, avec la 405, l'une des premières généralisations à grande échelle du Diesel suralimenté chez Peugeot sur ce segment de gamme — une motorisation alors en plein essor face à la concurrence, en particulier sur le marché français où la fiscalité favorise le gazole.

Phase 2 : une cylindrée agrandie

Le restylage de 1992 (voir Le restylage phase 2 de 1992 — rigidité, insonorisation et refonte de gamme) fait passer le turbo Diesel de 1 769 à 1 905 cm³, sans gain de puissance affiché (90 ch) mais avec un couple amélioré à tous les régimes. La gamme Diesel n'évoluera plus jusqu'à l'arrêt de la production française : la 405 ne connaîtra jamais l'injection directe haute pression (HDi), qui n'arrivera que sur la génération suivante.

Fiabilité et défauts connus

La réputation de robustesse mécanique du Diesel 405 est solidement étayée : des exemplaires ayant dépassé les 300 000, voire 500 000 kilomètres sans intervention majeure sur le bloc ne sont pas rares, pour peu que l'entretien courant (courroie de distribution, filtration) soit respecté. Les points de vigilance identifiés par les propriétaires portent moins sur le bloc lui-même que sur des organes périphériques : fragilité relative du turbocompresseur sur les versions suralimentées, joints de culasse pouvant lâcher prématurément sur certains exemplaires antérieurs à 1990 en cas de défaut du circuit de refroidissement, sujet documenté plus en détail dans Fiabilité et points faibles connus de la 405.

Un rappel qui n'a pas épargné les Diesel

En mars 1988, ce sont cinq mille 405 équipées du système antiblocage ABR (Bendix) — option disponible aussi bien sur les versions essence injectées que sur certaines Diesel — qui doivent être rappelées en urgence pour un défaut de fabrication pouvant entraîner une perte totale de freinage. Le détail de cet épisode est traité dans Freinage et trains roulants — le système ABR Bendix et son rappel de 1988.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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