Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

La deuxième génération (1967-1969) — restylage complet, mais toujours sur plateforme A-body

Plymouth Barracuda · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Précision technique importante sur la plateforme

Contrairement à une confusion parfois répandue, la Barracuda de deuxième génération (dévoilée fin novembre 1966 pour le millésime 1967) reste bâtie sur la plateforme A-body — la même famille de plateforme compacte que la première génération — et non sur la plateforme E-body, qui n'apparaîtra qu'avec la troisième génération en 1970 (voir La troisième génération (1970) — naissance de l'E-body, une plateforme B raccourcie et élargie pour loger les gros blocs). Ce qui change réellement à partir de 1967, ce n'est donc pas le nom de la plateforme mais son partage : l'A-body n'est plus seulement celle de la Valiant, elle est désormais également celle de la Dodge Dart, dont la carrosserie est mécaniquement apparentée à celle de la nouvelle Barracuda — Wikipédia EN liste explicitement Dart et Valiant comme les deux modèles apparentés de cette génération. Selon Ate Up With Motor, l'empattement passe de 106 à 108 pouces (2 692 à 2 743 mm), mais la caisse est cette fois entièrement spécifique à la Barracuda plutôt qu'empruntée à la Valiant sous la ligne de ceinture comme en 1964-1966.

Trois carrosseries plutôt qu'une seule

La nouveauté la plus visible pour la clientèle est la multiplication des carrosseries disponibles : la fastback historique demeure au catalogue, mais avec une lunette arrière bien plus modeste et classique qu'auparavant, rejointe pour la première fois par un coupé hardtop (« notchback ») et surtout par un cabriolet, une grande première pour la gamme Barracuda. Selon Ate Up With Motor, c'est même la carrosserie fastback qui reste, de justesse, la plus demandée par la clientèle sur l'ensemble de cette génération — à rebours de la hiérarchie observée chez Ford, où le hardtop Mustang domine sans partage les ventes.

Les stylistes derrière le nouveau dessin

Le nouveau dessin, aux flancs « coke-bottle » et aux montants de toit en S caractéristiques du coupé hardtop, est principalement crédité à John E. Herlitz et John Samsen, avec la contribution de Milt Antonick (auteur de la première génération) et Dave Cummins — la paternité exacte se répartissant différemment encore selon les phases du projet (voir Antonick, Herlitz, Samsen — une paternité stylistique partagée entre trois générations pour le détail des attributions, parfois débattues, entre ces différents stylistes). Selon Antonick lui-même, cité par Ate Up With Motor, la silhouette doit une partie de son inspiration à la Studebaker Avanti, tandis que ses proportions générales rappellent davantage la Chevrolet Corvair hardtop de seconde génération.

Une conformité progressive aux nouvelles normes de sécurité fédérales

Les trois millésimes de cette génération se distinguent aussi par l'application progressive des toutes premières normes fédérales de sécurité automobile américaines : absence de feux de position latéraux en 1967, feux latéraux ronds sans réflecteurs en 1968, puis réflecteurs rectangulaires en 1969 — une chronologie suffisamment précise et différenciée d'une année sur l'autre pour servir de repère d'identification rapide sur un exemplaire dont le millésime exact serait incertain.

Une meilleure voiture, un même échec commercial

Malgré un dessin unanimement jugé plus abouti et des motorisations sensiblement renforcées au fil des trois millésimes (voir 1968 — le 318 remplace le 273, et le 340 s'impose comme le meilleur compromis de toute la gamme et Les gros blocs 383 et 440 — le 440 Six Pack chez Dodge, le 440 Six Barrel chez Plymouth, même moteur), Ate Up With Motor constate que cette deuxième génération ne parvient toujours pas à combler l'écart commercial avec la Mustang, ni même à devancer la toute nouvelle Chevrolet Camaro et Pontiac Firebird arrivées sur le segment pour 1967 — la meilleure année commerciale de cette génération (1967) restant même légèrement inférieure au pic déjà atteint par la première génération en 1965. La thèse avancée par Ate Up With Motor est que l'image brouillée héritée des origines Valiant de la Barracuda (voir Une genèse dans l'urgence — comment Chrysler-Plymouth a réagi aux rumeurs du projet Mustang) continue de peser sur le modèle, indépendamment même des qualités objectives de cette nouvelle génération.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci