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§ 01 · Histoire et modèles

1966 — la GTO devient un modèle à part entière et bat son record absolu de ventes

Pontiac GTO · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

D'un package d'options à un modèle Pontiac autonome

Pour l'année-modèle 1966, la GTO cesse d'être une simple option de la Tempest LeMans pour devenir un modèle Pontiac à part entière (numéro de modèle 242), avec sa propre séquence de numéros de série. Toute la gamme intermédiaire « A-body » de General Motors est restylée cette année-là avec une ligne plus galbée, des ailes arrière remontantes façon « Coke-bottle » (bouteille de soda) et une lunette arrière légèrement « tunnelisée ». La GTO se distingue par des feux arrière à cache strié qui lui sont propres. La longueur ne progresse que marginalement (206,4 pouces, empattement inchangé de 115 pouces) tandis que la largeur passe à 74,4 pouces et la voie arrière gagne un pouce. Nouveauté industrielle notable : la calandre passe du métal (zamak/aluminium) au plastique moulé, une première pour l'industrie automobile américaine. L'habitacle reçoit de nouveaux sièges baquets « Strato » à dossiers plus hauts et plus fins, avec appuie-têtes réglables en option, ainsi qu'une planche de bord redessinée et une garniture en placage de noyer.

Le chant du cygne du Tri-Power

Les motorisations restent celles de 1965, à l'exception du Tri-Power qui est abandonné en cours d'année-modèle par anticipation d'une décision corporate de General Motors bannissant les carburateurs multiples sur tous les modèles à l'exception de la Corvette, effective à compter de 1967 (voir Le Tri-Power — trois carburateurs Rochester en ligne (1964-1966)). Une option confidentielle, le pack « XS » avec un arbre à cames 744 à plus forte levée et une admission Ram Air, ne trouve preneur qu'à une trentaine d'exemplaires en configuration usine — quelque 300 kits Ram Air supplémentaires auraient par ailleurs été montés directement par les concessionnaires.

96 946 exemplaires — un sommet jamais retrouvé

Les ventes explosent à 96 946 unités, un record absolu pour l'ensemble de la carrière du modèle qui ne sera plus jamais égalé. Le succès s'accompagne d'un paradoxe assumé par Pontiac elle-même : en dépit d'une promotion massive autour du thème du « Tigre » (voir Jim Wangers — le « parrain de la GTO » et l'invention du marketing lifestyle à la Pontiac), le public la surnomme spontanément « the Goat » (la Chèvre), un sobriquet familier qui ne dérange guère les acheteurs mais agace ouvertement la direction de General Motors, peu à l'aise avec cette image jugée trop désinvolte pour un produit du groupe.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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