2004-2006 — la renaissance australienne, un rebadgeage de la Holden Monaro (vue d'ensemble)
Cette fiche déborde volontairement du périmètre 1964-1974 qui structure l'essentiel de ce dossier, à seule fin de clore le récit — sur le modèle des panoramas de generations suivantes déjà pratiqués ailleurs dans ce corpus (voir par exemple ford-mustang/01-histoire-et-modeles/mustang-ii-et-generations-suivantes-vue-ensemble.md).
Trente ans de silence, puis un import australien
Pontiac résiste pendant trente ans à la tentation de ressusciter le nom GTO. Le déclic vient de Bob Lutz, alors président de GM Amérique du Nord, après la lecture d'un essai de Car and Driver consacré à la Holden Commodore SS — la berline sportive à propulsion et V8 de la filiale australienne de GM, saluée par le magazine mais jamais commercialisée aux États-Unis. Lutz et d'autres dirigeants de GM, après avoir eux-mêmes essayé la Holden Monaro (le coupé deux portes dérivé de cette même Commodore) lors d'un déplacement en Australie, se convainquent de la pertinence d'un import. Faire accepter le projet à la hiérarchie de GM demande cependant, de l'aveu même de Lutz, une gestation « inutilement longue », entraînant un dérapage de coûts et de calendrier : dessinée dès 2001, la Monaro paraît déjà datée lorsque la version américaine sort en 2003-2004, et l'appréciation du dollar australien fait grimper le prix annoncé de 25 000 $ à plus de 34 000 $.
Une mécanique solide, un accueil tiède
La GTO 2004 reprend le V8 LS1 de 5,7 L (350 ch) de la Corvette contemporaine, avec boîte manuelle six rapports ou automatique quatre rapports, pour des performances homologuées de 0-100 km/h en 5,3 s et un quart de mile en 13,8 s. Le millésime 2005 adopte le LS2 de 6,0 L (400 ch), portant le 0-100 km/h sous les 5 secondes. Malgré ces qualités dynamiques réelles, la critique et le public reprochent unanimement à la voiture un style jugé trop anonyme et trop sage pour porter dignement l'héritage du nom GTO — un habillage extérieur largement inchangé par rapport à la Monaro australienne d'origine, à l'exception d'une face avant「maison」Pontiac. Les ventes, espérées à 18 000 unités pour la première année, restent en deçà des attentes : 13 569 exemplaires écoulés en 2004 sur 15 728 importés, contraignant les concessionnaires à consentir d'importantes remises en fin d'année-modèle.
Une fin discrète, deux fois
GM interrompt cette cinquième génération après le millésime 2006, avec un total d'environ 40 000 exemplaires vendus sur les trois ans selon Ate Up With Motor. La marque Pontiac elle-même ne lui survit que quelques années : en 2009, en pleine restructuration de General Motors, la disparition de la division est annoncée pour 2010, mettant un terme définitif à toute perspective d'une nouvelle GTO.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Pontiac_GTO ↗
- 1974 — le choc pétrolier et la fin de la lignée originale sur la compacte VenturaPontiac GTO
- Jim Wangers — le « parrain de la GTO » et l'invention du marketing lifestyle à la PontiacPontiac GTO
- Après 2002 — le silence de la Firebird, puis la disparition complète de Pontiac en 2010Pontiac Firebird (et Trans Am)
- POCI et GTOAA — les clubs de préservation de l'héritage Pontiac et GTOPontiac GTO