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§ 01 · Histoire et modèles

La 356 A (1955-1959) — le pare-brise galbé, et la querelle de nom avec Ford

Porsche 356 · 1948–1965 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le premier vrai restylage

Lancée fin 1955, la 356 A porte en interne la désignation d'usine « Type 1 », d'où son surnom d'après-vente « T1 ». Son changement le plus visible est l'adoption d'un pare-brise galbé en une seule pièce, remplaçant le pare-brise « en V » de la Pre-A (voir La 356 « Pre-A » (1948-1955) — du pare-brise en deux parties aux premiers 1500 Super) ; les vitres latérales passent au verre trempé Securit, et la planche de bord reçoit un capitonnage sur sa partie supérieure. Une seconde révision de carrosserie, dite Type 2 (« T2 »), intervient début 1957. Selon stuttcars.com, le coefficient de traînée aérodynamique (Cx) de la 356 A Coupé serait descendu à 0,31 — une valeur remarquablement basse pour un coupé de série de cette époque, inférieure à celle affichée par la Mercedes-Benz 300 SL (0,389) ; Wikipédia germanophone cite cependant une autre source qui avance un Cx sensiblement plus élevé (0,365), signe que la mesure exacte reste débattue selon la méthode.

Une querelle de nom avec Ford

Vers la fin de la Pre-A, l'importateur américain Max Hoffman (voir Max Hoffman — l'importateur qui a inventé la Porsche américaine), soucieux de vendre un nom plutôt qu'un simple numéro, obtient de l'usine l'utilisation du nom commercial « Continental » pour les 356 vendues aux États-Unis. Ford, qui prépare le lancement de la Continental Mark II et détient les droits sur ce nom, s'y oppose. Le nom « Continental » n'aura donc été utilisé qu'en 1955. Pour 1956, en attendant d'écouler un stock d'ailes avant déjà percées pour recevoir un logo scripté, l'équivalent est brièvement commercialisé sous le nom « European » — 156 exemplaires seulement, livrés à Hoffman à New York entre octobre 1955 et janvier 1956, dont une trentaine auraient survécu à ce jour selon Wikipédia germanophone. Passé ce court épisode, la voiture revient à sa désignation numérique « 356 ».

Une gamme moteur élargie, jusqu'au Carrera de série

Au lancement, cinq motorisations cohabitent : 1300 (44 ch), 1300 S (60 ch), 1600 (60 ch), 1600 S (75 ch), et surtout la toute nouvelle 1500 GS « Carrera » à quatre arbres à cames, développée par Ernst Fuhrmann et forte de 100 ch (voir Le moteur Carrera à arbres à cames royaux — le chef-d'œuvre d'Ernst Fuhrmann) — c'est la 356 A qui introduit pour la première fois ce moteur de compétition en option sur un modèle de route. En 1958, le Carrera passe à 1 600 cm³ (105 à 110 ch selon la version « de Luxe » ou « Gran Turismo ») ; en 1959, un « Carrera 1600 GT » de 115 ch clôt la carrière moteur de la génération A. Côté carrosserie, un hardtop amovible en acier est proposé en option à partir de 1957-58 pour le cabriolet et le Speedster.

Compétition : trois classements consécutifs au Nürburgring

Selon Wikipédia germanophone, une 356 « 1500 GS Carrera » remporte trois années de suite (1956, 1957, 1958) sa catégorie Gran Turismo jusqu'à 2 litres aux 1 000 km du Nürburgring — l'équipage Paul-Ernst Strähle/Hans-Joachim Walter y réalisant en 1958 une moyenne de 118,61 km/h, plus rapide que le vainqueur de la catégorie supérieure à 2 litres ; le même équipage récidive en 1959 avec le nouveau « Carrera 1600 GT ».

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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