La Puma sud-africaine — trois vagues de production locale sous licence (1972-2019)
Une licence accordée dès les débuts de l'export
L'Afrique du Sud est le tout premier pays où Puma accorde une licence de fabrication à l'étranger, selon Lexicar Brasil dès 1972 — année, précise cette même source, où le prototype GTO/GTB à mécanique Chevrolet est présenté au Salon de l'automobile de São Paulo (voir Puma GTB — le « muscle-car » brésilien à mécanique Chevrolet Opala (1972-1987)). Deux filiales distinctes verront le jour dans le pays au fil des décennies suivantes, installées respectivement à Durban et à Verwoerdburg.
Première vague : Durban et la société Bromer Motors
La première implantation prend la forme d'un accord avec la société sud-africaine Bromer Motors, qui assemble le Puma GT 1500 à Durban à partir de composants et de moules brésiliens. Le volume produit reste modeste : selon le tableau de production détaillé sur Wikipédia, 357 unités sont fabriquées à Durban sur la période 1973-1974 (le site officiel de la famille Malzoni situe pour sa part le début de cette production dès 1972 — voir sources/verification-croisee.md). Cette filiale sud-africaine conserve le nom, la marque, les pièces et les moules de carrosserie jusqu'en 1990, avant de cesser son activité ; elle tentera un temps de survivre en ne commercialisant plus que des kits de carrosserie, sans succès durable.
Seconde vague : Verwoerdburg (fin des années 1980)
Une seconde filiale sud-africaine, basée à Verwoerdburg, reprend le flambeau à la toute fin des années 1980 : 26 unités y sont produites entre 1989 et 1991, selon le même tableau de production. Cette activité se déroule en parallèle du chaos financier que traverse alors la maison mère brésilienne (voir Le déclin — crise économique, incendies, inondations et faillite (1980-1985) et Treize années de sursis dans le Paraná — Araucária puis Alfa Metais (1986-1999)), la filiale sud-africaine continuant d'opérer indépendamment du sort de l'entreprise brésilienne.
Troisième vague : Babelegi (2007-2019)
Fait notable, la marque connaît une véritable renaissance sud-africaine bien après la disparition de toute activité automobile de la maison mère brésilienne d'origine (la dernière Puma vendue au Brésil datant de 1995, voir Treize années de sursis dans le Paraná — Araucária puis Alfa Metais (1986-1999)) : en 2007, une nouvelle division Puma, installée à Babelegi, relance une fabrication limitée du Puma GT 1500/GTE avec des composants mécaniques actualisés. Cette dernière implantation reste active jusqu'en 2019, année de la fermeture définitive de l'usine. Selon Wikipédia (pt), Puma Indústria de Veículos S.A. avait déjà cédé ses droits de production dans le pays à deux reprises, en 1972 et en 1989 — un rappel que la relation entre la marque brésilienne et ses partenaires sud-africains, distendue mais jamais totalement rompue, s'étend sur près d'un demi-siècle.
Une communauté toujours vivante
En 2014, à l'occasion du cinquantenaire de la marque, le site brésilien Vrum rapportait que l'entrepreneur sud-africain Jack Wijker, ayant racheté les moules de Bromer Motors, avait remis en vente l'outil de production sud-africain — signe que l'intérêt pour la fabrication locale de Puma, même à cette date tardive, restait bien réel de l'autre côté de l'Atlantique.
Un total de production distinct de celui du Brésil
Les tableaux de production consultés distinguent toujours la production brésilienne (de l'ordre de 21 900 véhicules toutes générations confondues) de la production sud-africaine, estimée à 383 unités sur les seules périodes 1973-1974 et 1989-1991 documentées par Wikipédia — un chiffre qui ne prend pas en compte la production de la période Babelegi (2007-2019), pour laquelle aucune source consultée ne fournit de volume précis.
Voir aussi
- Une Puma dans le monde — les exportations vers les États-Unis, l'Europe et au-delà (1969-1980)
- Puma GTB — le « muscle-car » brésilien à mécanique Chevrolet Opala (1972-1987)
- Treize années de sursis dans le Paraná — Araucária puis Alfa Metais (1986-1999)
- Le déclin — crise économique, incendies, inondations et faillite (1980-1985)
- Site source
- Wikipédia (pt/en) / rinomalzoni.com / Vrum
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://pt.wikipedia.org/wiki/Puma_Autom%C3%B3veis ↗
- Une Puma dans le monde — les exportations vers les États-Unis, l'Europe et au-delà (1969-1980)Puma GT · Histoire et modèles
- Puma GTB — le « muscle-car » brésilien à mécanique Chevrolet Opala (1972-1987)Puma GT · Histoire et modèles
- Le déclin — crise économique, incendies, inondations et faillite (1980-1985)Puma GT · Histoire et modèles
- Treize années de sursis dans le Paraná — Araucária puis Alfa Metais (1986-1999)Puma GT · Histoire et modèles
- Identifier une Puma — numéros de série, la particularité des moteurs Chevrolet et absence de registre centralPuma GT
- Une communauté vivante — le Puma Club do Brasil et les clubs régionaux de propriétairesPuma GT
- Une Puma dans le monde — les exportations vers les États-Unis, l'Europe et au-delà (1969-1980)Puma GT
- Puma GTE (1970-1980) — le modèle le plus produit de la marque, du « bigode » au « requin »Puma GT