Au-delà des sportives — cabines de camion, poids lourds Puma et le rêve avorté du Mini-Puma
D'un savoir-faire fibre de verre à une activité industrielle à part entière
Dès 1971, en marge de ses voitures de sport, Puma met à profit sa maîtrise de la fibre de verre moulée pour fabriquer, en sous-traitance, des cabines avancées destinées aux camions Chevrolet du Brésil — un contrat notable est signé avec le distributeur de gaz Heliogás. Plus de mille cabines seront vendues en quelques années, dont six cents à la seule flotte des distributeurs Coca-Cola. Cette activité est modernisée en 1977 (vitres à manivelle, meilleure ventilation, finitions) et étendue aux camions Dodge, avant que Puma ne franchisse une étape supplémentaire en lançant sa propre gamme de poids lourds.
Les camions Puma (1979-1999)
Le premier camion de la marque, le Puma 4.T (charge utile de 4 tonnes), est présenté début 1979 : cabine avancée fixe en fibre de verre, châssis à longerons droits fournis par FNV, trois empattements disponibles et un choix de trois motorisations diesel (Perkins, MWM ou Detroit, ce dernier pouvant recevoir une boîte automatique Allison — Puma est d'ailleurs revendiquée comme la première marque brésilienne à avoir proposé une transmission automatique Allison en série). Suivent le Puma 6.T (6,3 tonnes) puis, en 1981, le Puma 2.T (2 tonnes) — ce dernier connaîtra plusieurs tentatives infructueuses de reconversion en pick-up, fourgon ou cabine double. En 1980, un consortium technique coordonné par la compagnie publique d'électricité du Paraná (Copel), avec Bardella, Lucas et Marcopolo comme partenaires, aboutit à l'Eletron, présenté comme le premier camion électrique brésilien — Puma y fournit le châssis, la cabine et les éléments mécaniques du prototype. Des châssis de micro-bus et d'autobus, dérivés des camions, complètent la gamme dans les années 1980. Après une interruption pendant la période la plus critique de la crise financière de l'entreprise (voir Le déclin — crise économique, incendies, inondations et faillite (1980-1985)), la production de camions reprend sous l'ère Alfa Metais (voir Treize années de sursis dans le Paraná — Araucária puis Alfa Metais (1986-1999)) et se poursuit jusqu'en 1999, avec des modèles comme le 914, le 9000 Turbo Power (1994) et le 7900 (1996, dernier camion produit sous la marque).
Le rêve d'une « petite Puma populaire »
Consciente de la fragilité d'un marché brésilien trop restreint pour de purs modèles sportifs de niche, la direction de Puma nourrit dès le début des années 1970 le projet d'une voiture citadine bon marché produite à grande échelle. Un premier projet interne, nommé « W », prévoit une petite deux places à moteur bicylindre refroidi par air (650 cm³, 30 ch), avec une usine dédiée devant s'installer à São José dos Campos puis, le financement n'aboutissant jamais, à Franco da Rocha. Ce projet n'ira jamais au-delà du stade de prototype, mais inspire en 1974 un second projet, cette fois présenté publiquement au Salon de l'automobile sous le nom Mini-Puma : un mini-monospace urbain à deux portes, chassis tubulaire, moteur avant 760 cm³ en alliage léger.
Le tournant japonais : la piste Daihatsu Cuore
Face à l'impossibilité de financer le développement d'un moteur et d'un châssis entièrement nouveaux, Puma se tourne au début des années 1980 vers des partenariats extérieurs — de brefs contacts avec le français PSA, puis, plus sérieusement, avec le japonais Daihatsu (alors sous le contrôle de Toyota) pour une adaptation locale du petit modèle urbain Cuore. Deux ou trois exemplaires sont secrètement importés, l'un d'eux étant même présenté au général-président du Brésil ; un second exemplaire, rhabillé en fibre de verre et converti à l'alcool, conserve l'essentiel de la mécanique japonaise d'origine. Le plan prévoyait une montée en cadence jusqu'à 500 véhicules par mois sous le nom « Mini-Puma », avec entrée de Daihatsu au capital de Puma une fois un seuil de production atteint — un projet resté sans suite, la crise financière de l'entreprise ne permettant jamais sa concrétisation (voir Le déclin — crise économique, incendies, inondations et faillite (1980-1985)).
Voir aussi
- Site source
- Lexicar Brasil / Wikipédia (pt)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://www.lexicarbrasil.com.br/puma-i/ ↗
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