Puma GTE (1970-1980) — le modèle le plus produit de la marque, du « bigode » au « requin »
Un nom qui prête à confusion
Lancé en 1970, le Puma GTE doit son nom à une signification qui varie déjà selon les sources d'époque : « E » pour Export, ou, selon d'autres, pour l'Europe — les deux explications coexistent sans qu'aucune ne soit officiellement tranchée (voir sources/verification-croisee.md). Ce qui ne fait aucun doute, en revanche, c'est le rôle de ce modèle dans l'histoire de la marque : avec environ 8 700 à 8 800 exemplaires produits jusqu'en 1980, il reste à ce jour le modèle le plus fabriqué de toute l'histoire de Puma, toutes générations confondues.
Genèse : le Puma GT présenté à l'international
La genèse du GTE remonte à 1970, lorsque le Puma GT 1500 (voir Puma GT 1500 (« Puma Malzoni », 1968-1970) — la seconde série s'installe) est présenté pour la première fois lors d'un événement international, la Foire ibéro-américaine de Séville, en Espagne. Les législations étrangères imposent alors une série de modifications de sécurité — feux de position latéraux, feu de recul, feux de détresse, circuit de freinage double et appuie-têtes — qui, une fois intégrées, donnent naissance à une version nationale actualisée : le Puma GTE proprement dit.
Fiche technique et évolutions mécaniques
Le moteur passe à 1 584 cm³ pour une puissance annoncée de 70 ch et une vitesse de pointe de l'ordre de 165 km/h, avec des versions optionnelles pouvant atteindre 1 700, 1 800, 1 900 ou 2 000 cm³ (détail dans L'évolution des cylindrées du flat-4 Volkswagen chez Puma (1493 à 2100 cm³)). Le modèle reçoit un différentiel plus long, de nouveaux essieux avant (issus de la berline VW), des freins à disque à l'avant, une colonne de direction absorbant l'énergie en cas de choc et un nouveau système de ventilation intérieure. Le GTE est exposé au Salon de l'automobile de New York dès 1970 — une vitrine internationale précoce pour une aussi jeune marque.
Trois grandes évolutions de carrosserie
- 1970-1973 (carrosserie « P3 ») : reprise très proche du Puma GT 1500, avec capot moteur agrandi, vitre arrière raccourcie et nouvelle planche de bord (les instruments du modèle précédent se reflétaient dans le pare-brise).
- 1973-1976 : nouvelle carrosserie aux lignes plus douces. C'est à ce stade qu'apparaît le surnom populaire de « Tubarão » (requin), en référence aux larges entrées d'air latérales du capot moteur qui évoquent des ouïes — surnom qui s'appliquera rétrospectivement à l'ensemble des Puma à moteur DKW et VW produits entre 1968 et 1975 (détail dans Le « Puma Tubarão » — l'évolution esthétique de la gamme à moteur Volkswagen (1968-1980)).
- 1976-1980 : refonte la plus importante, avec l'adoption du châssis de la Volkswagen Brasília en lieu et place du Karmann-Ghia, discontinué par Volkswagen. La voiture s'élargit, gagne des vitres latérales arrière (remplaçant les entrées d'air) et des lignes plus anguleuses — la configuration la plus connue et la plus commercialement réussie du modèle.
Fin de carrière et succession
En 1980, la dénomination GTE disparaît au profit du Puma GTI, simple restylage du même modèle de base (nouveaux pare-chocs enveloppants, nouvelles optiques) plutôt qu'un modèle réellement nouveau — voir la suite de cette lignée dans Le déclin — crise économique, incendies, inondations et faillite (1980-1985). Le GTE reste, dans la mémoire collective brésilienne, le visage le plus reconnaissable de la marque Puma.
Exportations et rayonnement international
Distribué au Brésil comme à l'étranger, le Puma GTE atteint successivement l'Uruguay (premier marché export), l'Argentine, Haïti, le Guatemala, le Nicaragua, le Salvador, les États-Unis, l'Afrique du Sud (en production locale), le Japon, l'Italie, la Grèce, l'Allemagne et le Moyen-Orient — un rayonnement commercial largement détaillé dans Une Puma dans le monde — les exportations vers les États-Unis, l'Europe et au-delà (1969-1980) et La Puma sud-africaine — trois vagues de production locale sous licence (1972-2019).
Voir aussi
- Puma GT 1500 (« Puma Malzoni », 1968-1970) — la seconde série s'installe
- Le « Puma Tubarão » — l'évolution esthétique de la gamme à moteur Volkswagen (1968-1980)
- L'évolution des cylindrées du flat-4 Volkswagen chez Puma (1493 à 2100 cm³)
- Une Puma dans le monde — les exportations vers les États-Unis, l'Europe et au-delà (1969-1980)
- La lignée cabriolet — Puma Spyder, GTS puis GTC (1971-1986)
- Site source
- Wikipédia (pt) / Puma Club do Brasil / Lexicar Brasil
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://pt.wikipedia.org/wiki/Puma_GTE ↗
- La lignée cabriolet — Puma Spyder, GTS puis GTC (1971-1986)Puma GT · Histoire et modèles
- Une Puma dans le monde — les exportations vers les États-Unis, l'Europe et au-delà (1969-1980)Puma GT · Histoire et modèles
- Le déclin — crise économique, incendies, inondations et faillite (1980-1985)Puma GT · Histoire et modèles
- Puma GT 1500 (« Puma Malzoni », 1968-1970) — la seconde série s'installePuma GT · Histoire et modèles
- Le « Puma Tubarão » — l'évolution esthétique de la gamme à moteur Volkswagen (1968-1980)Puma GT · Carrosserie
- L'évolution des cylindrées du flat-4 Volkswagen chez Puma (1493 à 2100 cm³)Puma GT · Moteur
- La Puma sud-africaine — trois vagues de production locale sous licence (1972-2019)Puma GT · Histoire et modèles
- Des tambours aux disques — l'évolution du freinage chez PumaPuma GT
- Une Puma dans le monde — les exportations vers les États-Unis, l'Europe et au-delà (1969-1980)Puma GT
- Trois plateformes pour une carrosserie — châssis DKW, puis Karmann-Ghia, puis BrasíliaPuma GT
- Une communauté vivante — le Puma Club do Brasil et les clubs régionaux de propriétairesPuma GT
- La lignée cabriolet — Puma Spyder, GTS puis GTC (1971-1986)Puma GT
- L'évolution des cylindrées du flat-4 Volkswagen chez Puma (1493 à 2100 cm³)Puma GT
- Le « Puma Tubarão » — l'évolution esthétique de la gamme à moteur Volkswagen (1968-1980)Puma GT
- La Puma aux États-Unis — un statut de kit-car pour contourner l'homologation fédéralePuma GT