CitySTROMer et Ecomatic — les expérimentations écologiques de la Golf III
La troisième génération de l'électrique maison
Bien avant l'ID.3, Volkswagen poursuit sur la Golf III une expérimentation entamée dès la Golf II (voir golf2-syncro-country-citystromer.md) : une déclinaison 100 % électrique baptisée CitySTROMer. Cette troisième mouture, développée en collaboration avec Siemens et commercialisée à partir de 1993, revendique 20 kW (27 ch) de puissance maximale pour un total de 120 exemplaires construits jusqu'en 1996 selon les archives Volkswagen Classic. Sur un parcours urbain à vitesse constante de 50 km/h, son autonomie atteint environ 90 kilomètres — un chiffre que le constructeur qualifie lui-même de « remarquable pour l'époque », d'autant plus notable que la voiture doit composer avec 300 kg de poids supplémentaire lié aux batteries, dont la capacité passe à 180 Ah par rapport à la génération précédente. La recharge à 80 % de capacité nécessite environ une heure et demie.
Une filiation directe avec le CitySTROMer II de la Golf II
Cette troisième génération électrique s'inscrit dans la continuité directe de la CitySTROMer II bâtie sur Golf II (homologuée trois places, batteries au coffre et sous la banquette, environ 50 km d'autonomie, voir la fiche dédiée du dossier Golf II GTI) : Volkswagen y gagne en autonomie et en puissance à chaque génération, sans jamais dépasser le stade de la petite série destinée principalement aux flottes d'essai (producteurs d'électricité, services techniques du constructeur) avant une éventuelle revente à des particuliers.
L'Ecomatic : une préfiguration précoce du stop-and-start
Moins connue que le CitySTROMer mais tout aussi notable sur le plan technique, la déclinaison Ecomatic, lancée en 1994, associe le diesel 1,9 litre de 64 ch à une boîte manuelle sans embrayage pilotée automatiquement. Le principe : dès que le conducteur relâche l'accélérateur, le véhicule débraye et roule en roue libre : après 1,5 seconde d'inactivité supplémentaire (arrêt complet ou simple ralenti prolongé), le moteur coupe automatiquement, avant de redémarrer instantanément dès que le conducteur réappuie sur l'accélérateur. Ce principe de coupure moteur automatique, présenté par Volkswagen comme la combinaison d'un « moteur diesel 64 ch avec un système de démarrage-arrêt automatique », préfigure de plusieurs décennies les systèmes stop-and-start aujourd'hui généralisés sur la quasi-totalité des voitures thermiques. Le constructeur avait déjà exploré une piste technique proche avec la Polo « Formel E » dans les années 1980.
Voir aussi
- 1991 — la Golf III, une évolution assumée plutôt qu'une rupture · Les séries spéciales de la Golf III — tournées rock, Harlequin et anniversaires · Le TDI sur Golf III — un jalon chez Volkswagen, pas une invention Volkswagen
- golf2-syncro-country-citystromer.md (la CitySTROMer II sur base Golf II, pour la filiation complète)
- Site source
- volkswagen-newsroom.com ; en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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