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§ 01 · Histoire et modèles

L'Autobianchi Y10 (1985-1996) — la remplaçante de l'A112 et le passage à Lancia

Autobianchi A112 · 1969–1986 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une remplaçante présentée avant la fin de carrière de l'A112

Dévoilée au Salon de l'automobile de Genève en mars 1985, la Y10 fait ses débuts alors que l'A112 est encore commercialisée (huitième série, voir La huitième série « Unificata » (1985-1986) — la fin de carrière de l'A112). Elle porte le badge Autobianchi sur le marché domestique italien ainsi qu'en France et au Japon, mais arbore d'emblée l'écusson Lancia sur tous les autres marchés — signe avant-coureur, selon Stellantis Heritage, du glissement définitif vers cette marque qui s'achèvera dix ans plus tard.

Le moteur FIRE : une rupture technique majeure pour tout le groupe Fiat

La Y10 inaugure une innovation qui dépasse de très loin son propre segment commercial : le moteur FIRE (Fully Integrated Robotized Engine), un quatre cylindres de 999 cm³ développant 45 ch, conçu pour une fabrication largement automatisée dans l'usine de Termoli. Selon Infomotori, ce moteur se distingue par un nombre de pièces réduit (273 contre 368 pour l'ancien 903 cm³), un poids contenu (69 kg), une distribution à arbre à cames en tête entraîné par courroie crantée (contre poussoirs et culbuteurs sur le 903 cm³) — et, fait notable, il serait le fruit d'une collaboration entre Fiat et Peugeot. Ce point mérite une précision méthodologique : la même affirmation figure, avec la même réserve de prudence, dans le dossier fiat-panda/ de ce corpus (déjà établi, lecture seule), où elle n'avait pu être recoupée que par une seule source lors de la session d'ouverture de ce dossier voisin. La présente session, menée indépendamment sur l'A112/Y10, a permis d'identifier une seconde source relayant la même information (Infomotori) — un début de recoupement qui n'a toutefois pas été reporté dans le dossier fiat-panda/ lui-même, conformément à la règle de ce corpus interdisant de modifier un autre dossier véhicule ; voir la note complète dans sources/verification-croisee.md. Le moteur FIRE deviendra par la suite la base d'une très large part des petits quatre-cylindres du groupe Fiat pendant des décennies, y compris sur la Fiat Panda deuxième série à partir de 1986.

Une plate-forme Panda, mais pas son train arrière

Selon Infomotori, la Y10 est construite sur la plate-forme de la Fiat Panda — mais Stellantis Heritage précise que le train arrière diffère sensiblement : la Y10 reçoit un essieu « à Oméga » à ressorts hélicoïdaux, plus confortable, là où la Panda de première série conservait un pont rigide sur lames. Le dessin en coin, le hayon vertical en résine noire mate (quelle que soit la teinte de caisse) et l'ouverture électrique en compas de la lunette arrière comptent parmi les partis pris stylistiques les plus commentés du modèle ; selon Infomotori, le coefficient de traînée atteint 0,31 Cx, l'un des meilleurs de la catégorie à l'époque.

Le moteur « Brésil » de l'Abarth, recyclé sur la Y10

Au lancement, la Y10 propose aussi, en plus du FIRE, le moteur 1 049 cm³ dit « Brésil » — le même bloc que celui de l'A112 Abarth 70 HP (voir Les moteurs Abarth de l'A112 — du 982 cm³ (58 ch) au 1 050 cm³ « Brésil » (70 ch)) — dans une version Touring atmosphérique de 56 ch et une version Turbo de 84 ch, offrant à la Y10 un net supplément de performances par rapport à l'A112 qu'elle remplace. Une version à quatre roues motrices (Y10 4WD, 1986) complète la gamme, développée avec l'autrichien Steyr-Puch — le même partenaire industriel déjà associé à la Fiat Panda 4x4, voir La Panda 4x4 — genèse et partenariat technique avec Steyr-Puch (dossier fiat-panda/, lecture seule) — avec une commande électropneumatique d'enclenchement de la traction arrière en lieu et place du levier mécanique de la Panda.

Des éditions spéciales et une identité premium assumée

La Y10 multiplie les séries spéciales à forte identité mode (Fila, en collaboration avec la marque textile sportive biellaise ; Missoni, avec sellerie évoquant les motifs textiles emblématiques de la maison italienne ; Martini, livrée reprenant les couleurs des Lancia victorieuses en rallye sur la version Turbo), confirmant le positionnement de « citadine premium » revendiqué par Stellantis Heritage — une clientèle qui déborde largement le public féminin visé à l'origine.

La transition finale vers la Lancia Y (1995-1996)

Une seconde série, au dessin plus proche de l'identité Lancia (calandre en bouclier), est lancée en 1992. Le passage définitif à la Lancia Y intervient en novembre 1995, avec un programme de personnalisation chromatique inédit (« Kaleidos », une centaine de teintes disponibles) et une plate-forme désormais dérivée de la Fiat Punto. Selon Infomotori, la Y10 sous badge Autobianchi ne quitte les tarifs qu'en octobre 1996, entraînant avec elle la disparition commerciale définitive du nom Autobianchi (voir La fin de la marque Autobianchi — dissolution progressive dans Lancia (1968-1996) et épilogue 2026).

Une production totale qui varie fortement selon la source

Wikipédia France avance un total précis de 802 605 exemplaires pour l'ensemble de la carrière Y10 ; Infomotori, de façon nettement moins précise mais tout aussi explicite, évoque « plus d'un million d'unités » produites en dix ans. L'écart est trop important pour relever d'une simple coquille et n'a pu être arbitré ; les deux valeurs sont consignées côte à côte dans sources/verification-croisee.md.

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Provenance de cette fiche
Site source
stellantisheritage.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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