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§ 01 · Histoire et modèles

André Chardonnet — l'importateur qui a fait de l'A112 un succès en France et en rallye

Autobianchi A112 · 1969–1986 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Aucun autre marché européen n'a été façonné par un importateur privé aussi influent que la France ne l'a été par André Chardonnet pour l'A112 — au point que son nom reste indissociable de l'histoire commerciale et sportive du modèle dans l'Hexagone.

D'un petit réseau automobile à l'exclusivité Autobianchi

Chardonnet débute le commerce automobile avec la vente de Simca, puis de Veritas et d'AC Bristol. C'est en 1959, avec l'importation des Neckar (des Fiat fabriquées sous licence en Allemagne — voir la lignée Fiat-Neckar déjà documentée côté fiat-500/), qu'il élargit significativement son réseau d'agents. Devenu un acteur reconnu, il obtient en 1962 l'exclusivité de la vente des Autobianchi en France, retirée à cette occasion du réseau Simca. Les ventes, alors très faibles, connaissent un retournement spectaculaire grâce à la petite A112 : Chardonnet parvient à en écouler jusqu'à 26 000 exemplaires par an, soit environ 1 % du marché automobile français total — un résultat remarquable pour un importateur indépendant sans l'appui d'un réseau constructeur classique. Le réseau Citroën distribuera lui aussi, pendant un temps, la marque Autobianchi en parallèle du réseau Chardonnet.

Le financement de la version 70 ch et de l'effort sportif

Le succès commercial de l'Abarth incite Chardonnet à réclamer une version plus performante que la 58 ch d'origine : c'est en bonne partie sous l'impulsion de son réseau, selon L'Automobile Sportive, que Fiat officialise fin 1974 l'Abarth 70 HP à moteur 1 050 cm³ (voir Les moteurs Abarth de l'A112 — du 982 cm³ (58 ch) au 1 050 cm³ « Brésil » (70 ch)). Chardonnet est également celui qui met les moyens nécessaires pour engager l'A112 Abarth en compétition sous ses propres couleurs, contribuant directement au palmarès rallye du modèle en France — voir L'A112 Abarth en compétition internationale — victoires de classe à Monte-Carlo et au Tour de Corse.

En 1973, Chardonnet obtient en complément l'exclusivité des importations Lancia en France, renforçant sa position d'interlocuteur unique pour l'ensemble de la production Autobianchi/Lancia sur le marché français. Cette position explique directement pourquoi, alors que la plupart des marchés export avaient basculé sur le seul badge Lancia, la Y10 a continué d'être commercialisée sous le nom Autobianchi en France jusqu'en 1989 — par la seule volonté de Chardonnet, selon Wikipédia France (voir L'Autobianchi Y10 (1985-1996) — la remplaçante de l'A112 et le passage à Lancia).

La fin d'une exclusivité de plus d'un quart de siècle

Chardonnet perd l'exclusivité de la distribution Autobianchi et Lancia en 1988, reprise directement par Fiat France. Il se tourne ensuite vers Hyundai, projet auquel l'État français oppose son veto, avant que son réseau ne se réoriente vers Maserati, Maruti et ARO.

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Provenance de cette fiche
Site source
automobile-sportive.com
Auteur du site
Aurélien Rabbia, L'Automobile Sportive
Date d'extraction
12 sept. 2026
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