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§ 01 · Histoire et modèles

La fin de la marque Autobianchi — dissolution progressive dans Lancia (1968-1996) et épilogue 2026

Autobianchi A112 · 1969–1986 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

L'extinction du nom Autobianchi ne se joue pas en un jour, mais au terme d'un processus étalé sur près de trente ans — de l'absorption capitalistique par Fiat à la fermeture de la dernière usine, jusqu'à un rebondissement inattendu en 2026.

1968-1969 : la mainmise complète de Fiat, puis de Lancia

Fiat rachète en 1968 la part que détenait encore Pirelli dans le capital d'Autobianchi (Bianchi ayant déjà cédé la sienne dix ans plus tôt, voir Autobianchi (1955-1968) — la coentreprise Fiat/Pirelli/Bianchi devenue laboratoire technique de Fiat), devenant seul propriétaire de la société. Dès la fin de 1969, alors même que les tout nouveaux A111 et A112 viennent d'être présentés, Autobianchi est placée sous le contrôle administratif de sa filiale Lancia — une bascule institutionnelle précoce qui n'empêche pas l'A112 de continuer à être commercialisée sous le seul badge Autobianchi, en Italie comme en France, jusqu'en 1986.

1985-1996 : la Y10, dernier modèle et transition organisée

La Y10, présentée au Salon de Genève de mars 1985 comme remplaçante de l'A112 (voir L'Autobianchi Y10 (1985-1996) — la remplaçante de l'A112 et le passage à Lancia), est le dernier modèle jamais commercialisé sous le nom Autobianchi — et seulement sur trois marchés (Italie, France, Japon), tous les autres territoires recevant d'emblée le badge Lancia, jugé commercialement plus porteur à l'export. La Lancia Y lui succède en novembre/décembre 1995, mais les deux modèles cohabitent un temps sur le marché : ce n'est qu'en octobre 1996 que la Y10 quitte définitivement les tarifs, entraînant avec elle la disparition commerciale du nom Autobianchi, trente ans après qu'il fut devenu, pour les Italiens, le synonyme même de la citadine élégante.

Sur le plan industriel, la fin est plus précoce : Wikipédia France situe en 1992 la fermeture du site de production de Desio, dernier lieu portant encore la mémoire manufacturière de la marque — un repère parfois présenté comme la « fin définitive » du blason Autobianchi, quand bien même des Y10 continueraient d'être vendues sous ce nom jusqu'en 1996 grâce aux stocks et à la poursuite de l'assemblage sur d'autres chaînes du groupe.

Les droits de la marque confiés au club historique

À l'extinction commerciale du nom, les droits d'usage de la marque Autobianchi sont cédés par Fiat au Registro Autobianchi, le club historique italien fondé en 1987 (voir Autobianchi (1955-1968) — la coentreprise Fiat/Pirelli/Bianchi devenue laboratoire technique de Fiat) — une pratique assez répandue chez les grands groupes automobiles pour maintenir vivante la mémoire d'une marque éteinte sans en assumer eux-mêmes la charge patrimoniale.

Une tentative de renaissance avortée (2013-2014)

Selon Wikipédia France, le groupe Fiat envisage un temps de ressusciter Autobianchi comme marque « low cost » du groupe : un premier modèle, dérivé de la Fiat Siena/Palio commercialisée en Amérique du Sud, était prévu pour fin 2014 avec une production dans les usines polonaises et russes du groupe ; un second, dérivé du Fiat Viaggio, aurait dû être produit en Chine. Aucun de ces deux projets n'a finalement vu le jour.

Épilogue 2026 : la Fiat Pandina « Tributo Autobianchi »

En juin 2026, des photographes spécialisés du site italien Quattroruote repèrent un prototype de Fiat Pandina fortement camouflé, portant l'inscription « Tributo Autobianchi » sur ses portières arrière — une information confirmée et développée par plusieurs médias automobiles italiens (Motorbox, HDmotori, PassioneAutoItaliane, BusinessOnline) au cours de l'été 2026. Il ne s'agit toutefois ni d'une relance de la marque comme entité autonome, ni d'une simple série spéciale nostalgique : la mécanique de la Pandina (moteur trois cylindres micro-hybride Firefly 1,0 litre de 69 ch) reste inchangée, et l'objectif affiché est avant tout juridique. Le droit italien des marques prévoit qu'un constructeur perd ses droits sur une marque historique s'il ne l'exploite pas sur un véhicule de série pendant cinq années consécutives ; en commercialisant cette édition « Tributo » de la Pandina — dont la production se poursuit sans interruption depuis 2011 —, Stellantis remettrait cette horloge à zéro et conserverait le contrôle du nom Autobianchi, sans avoir à en assumer le coût d'une relance industrielle complète. Cette manœuvre rendrait par ailleurs moins probable un scénario un temps évoqué, dans lequel les autorités italiennes auraient pu proposer les marques dormantes Autobianchi et Innocenti (voir Innocenti — la Mini à l'italienne, de Lambrate à De Tomaso et Fiat) à des constructeurs chinois en quête d'une identité européenne.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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