Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

L'A112 première série (1969-1973) — lancement et succès commercial immédiat

Autobianchi A112 · 1969–1986 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un accueil au-delà des espérances

Présentée en octobre 1969 au Salon de Turin (contexte complet dans Genèse de l'Autobianchi A112 — répondre à la Mini construite par Innocenti (projet X1/2)), l'A112 de première série ne connaît qu'une seule motorisation à son catalogue : le quatre cylindres Fiat 100 de 903 cm³, à arbre à cames latéral, directement dérivé — mais bridé, par la suppression du carburateur double corps — de celui de la Fiat 850 Sport. Il développe 44 ch pour une boîte manuelle à quatre rapports très courts (au point qu'à 110 km/h, le moteur frôle les 5 000 tr/min), permettant d'atteindre 144 km/h réels selon un essai chronométré de l'époque, alors que la marque n'en revendiquait officiellement que « plus de 135 ». L'accélération est un point fort inattendu pour une citadine de ce gabarit : 0 à 100 km/h en 13,7 secondes, 400 mètres départ arrêté en 18,9 secondes — des chiffres qui ont fait dire à plusieurs observateurs de l'époque que le moteur devait receler davantage que les 44 ch officiellement déclarés.

L'accueil du public dépasse toutes les prévisions industrielles. Autobianchi doit élargir ses chaînes de montage de Desio à plusieurs reprises sans parvenir à satisfaire une demande particulièrement soutenue : certains clients patientent plus de douze mois pour la livraison de leur voiture — un délai habituellement réservé aux automobiles de très haut de gamme, mais objectivement difficile à justifier pour une petite citadine populaire. L'A112 termine deuxième du titre de Voiture Européenne de l'Année 1970, derrière sa cousine de gamme la Fiat 128 (voir le détail chiffré dans Genèse de l'Autobianchi A112 — répondre à la Mini construite par Innocenti (projet X1/2)).

Une fiche technique équilibrée pour l'époque

La caisse mesure 3 230 mm de long pour 1 480 mm de large et 1 360 mm de haut, sur un empattement de 2 038 mm, pour une masse à vide de seulement 670 kg. Le freinage, mixte (disques à l'avant, tambours à l'arrière), se signale par une particularité rapidement abandonnée : le frein à main agit initialement sur les roues avant plutôt qu'arrière — une disposition inhabituelle vite corrigée au profit du montage classique (voir le détail dans Les quatre roues indépendantes de l'A112 — une première chez Fiat, un héritage de la Primula). Le comportement routier, unanimement salué par la presse de l'époque comme brillant, maniable et sain, doit beaucoup à l'adoption — une première chez Fiat — des quatre roues indépendantes.

Une gamme qui s'élargit dès 1971

À l'automne 1971, Fiat harmonise la puissance affichée du 903 cm³ à 47 ch (sans modification mécanique réelle : la presse y voit surtout une correction du chiffre officiel plutôt qu'une évolution technique) au moment même où l'A112 reçoit le nouveau bloc partagé avec la Fiat 127 tout juste lancée. La même année voit l'arrivée de la finition E (Elegant) — toit peint en teinte contrastante à la manière de la Mini, finitions plus soignées — et de la version sportive Abarth, dont le développement complet fait l'objet de fiches dédiées (Les moteurs Abarth de l'A112 — du 982 cm³ (58 ch) au 1 050 cm³ « Brésil » (70 ch), Le Trofeo A112 Abarth (1977-1984) — l'école de rallye qui a lancé Bettega, Tabaton et Cunico).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
clubalfa.it
Auteur du site
Rosario Scelsi, ClubAlfa.it
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci