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§ 01 · Histoire et modèles

Les BMW M535i (E12 puis E28) — les précurseurs discrets de la M5

BMW M5 E28/E34 · 1984–1988 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une berline Motorsport avant le sigle « M5 »

Avant même que le sigle M5 existe, BMW Motorsport GmbH (fondée en mai 1972 — voir sa genèse complète dans ce dossier) propose dès le milieu des années 1970 des exemplaires à hautes performances de la berline Série 5 E12, mais de façon quasi confidentielle et non officiellement promue : environ 900 unités construites entre 1974 et 1979, vendues presque exclusivement en Allemagne.

Le déclic sud-africain

Un indice décisif vient pourtant d'un marché périphérique : en Afrique du Sud, une édition limitée « 530 Motorsport » assemblée à Rosslyn rencontre un succès commercial suffisant pour convaincre la direction munichoise qu'une Série 5 sportive a un vrai public. BMW officialise l'idée au Salon de Francfort de septembre 1979 avec la M535i (code E12/1S) : un six-cylindres 3,5 litres de 218 ch (160 kW) et 310 N m, vendu à 1 410 exemplaires en un peu plus d'un an, complété par une nouvelle série sud-africaine.

Une seconde M535i sur base E28 — à ne surtout pas confondre avec la future M5

Quand l'E28 remplace l'E12 pour le millésime 1982, une seconde M535i apparaît à son tour à partir de 1984. Il s'agit cependant d'un modèle très différent de la future M5, avec laquelle elle ne partage quasiment rien : une simple 535i habillée d'un kit aérodynamique proéminent, disponible avec boîte automatique (contrairement à la future M5, exclusivement manuelle), et motorisée par un six-cylindres 3,5 litres à un seul arbre à cames en tête (code M30B35, 3 430 cm³, 218 ch), sans aucun rapport avec le bloc à double arbre à cames et 24 soupapes qui équipera la vraie M5. Une préparation pour catalyseur existe à 192 ch, et une version catalysée à 185 ch.

Un rôle de repoussoir plutôt que d'ancêtre technique

Cette seconde M535i joue en réalité un rôle de contre-exemple pour la M5 qui la suit de quelques mois sur les mêmes chaînes : là où la M535i affiche ouvertement sa sportivité par un becquet et des jupes voyantes, la M5 fera précisément le choix inverse — une discrétion extérieure quasi totale malgré une mécanique très supérieure (voir La discrétion volontaire de la carrosserie E28 — anatomie d'un « loup déguisé en mouton »).

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Provenance de cette fiche
Site source
supercarnostalgia.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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