Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

Les séries spéciales de la BX — de Leader à Ourane

Citroën BX · 1982–1994 · 5 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Comme la plupart des grandes gammes françaises des années 1980-1990, la BX est ponctuée tout au long de sa carrière de séries spéciales : des versions à équipement enrichi, présentation soignée et tarif attractif, destinées à dynamiser les ventes ou à accompagner des jalons commerciaux. Un catalogue d'époque numérisé, spécifiquement consacré à ces séries, est conservé sur le site archives-catalogues-automobiles.fr et reste à dépouiller en détail (voir sources/verification-croisee.md).

BX Leader (1985-1986)

La BX Leader inaugure, conjointement avec les séries Sport et Digit, la politique de séries spéciales de la BX dès 1985. Limitée en nombre d'exemplaires, elle se distingue par un équipement renforcé par rapport à la version de base dont elle dérive, une carrosserie gris perlé spécifique et des jantes propres à la série.

Précision chiffrée (avril 1986), confirmée directement par le site communautaire bxworld.net : la famille Leader se décline en quatre variantes à diffusion strictement limitée, toutes produites en un seul lot numéroté :

  • BX Leader (1 360 cm³, 62 ch DIN) : 2 300 exemplaires.
  • BX Leader S (1 580 cm³, 94 ch DIN) : 800 exemplaires.
  • BX Leader D (1 905 cm³, 65 ch DIN) : 1 400 exemplaires.
  • BX Leader S break (1 580 cm³, 94 ch DIN) : 500 exemplaires.

BX Digit (1985)

Lancée la même année que la Leader, la BX Digit intègre un ordinateur de bord et un tableau de bord numérique — un équipement en avance sur son temps pour une familiale de ce segment, dans la continuité de l'ordinateur de bord à 14 fonctions déjà proposé sur la BX 19 GT (voir La BX en 1983-1984 — l'arrivée du diesel, la BX GT et la naissance du projet 4TC).

BX Sport (1985)

La même année 1985 voit également l'arrivée de la BX Sport, positionnée entre la gamme civile classique et la future 4TC : elle développe 126 ch et atteint 195 km/h, avant de servir de base tarifaire de comparaison lors du lancement commercial de la 4TC en 1985-1986 (la 4TC de route étant vendue plus du double du prix de la Sport — voir La BX 4TC — le rêve brisé de Citroën en Groupe B).

Un nouveau concept en 1990 : la « série personnalisée », distincte de la série spéciale

En février 1990, Citroën lance la BX Image, déclinée en quatre versions dérivées de la BX 15 TGE, BX 16 TGS, BX 19 TGD et BX TGD Turbo, pour un premier tirage de 15 000 exemplaires. Contrairement aux séries spéciales classiques, produites en quantité strictement limitée et définitivement arrêtées une fois le lot épuisé, Citroën théorise à cette occasion, dans son journal interne, un concept commercial nouveau : la « série personnalisée », dont la production n'est pas limitée dans le temps et dont le volume s'ajuste à la demande. L'idée : des études clientèle ayant dégagé des tendances d'attentes distinctes (le look, le côté pratique, la détente, le sport), Citroën personnalise ses produits en conséquence pour mieux coller à chaque profil d'acheteur, tout en relançant régulièrement les ventes par des rééditions.

BX Millésime (juillet 1990)

Lancée en juillet 1990 dans le cadre de cette même politique de séries personnalisées, aux côtés de la BX Calanque, la BX Millésime est positionnée comme la déclinaison la plus cossue des deux. Sa liste d'équipements de série, très complète pour l'époque, comprend notamment : peinture métallisée vernie (gris Dolmen ou bleu Sidéral), boucliers couleur caisse avec joncs inox, baguettes de protection latérales couleur caisse, becquet aérodynamique arrière, glaces teintées, lunette arrière chauffante avec essuie/lave-glace, rétroviseurs électriques, feux à halogène (croisement, route, recul, antibrouillard arrière), condamnation centralisée des portes et du hayon avec télécommande infrarouge, lève-glaces électriques avant à commande séquentielle, sièges avant réglables en hauteur et garnis de velours, banquette arrière rabattable 1/3-2/3 avec accoudoir central, harmonie intérieure noire, volant à 3 branches, montre de bord et pré-équipement radio — sans aucune option disponible, la Millésime étant vendue « tout compris ». Les motorisations disponibles au catalogue de lancement (référence 3850) sont le 1.6 et le 1.9 à carburateur ainsi que le 1.9 Diesel atmosphérique ; le catalogue daté de septembre 1990 (référence 4111) y ajoute la motorisation 1.7 Diesel Turbo.

BX Calanque (juillet 1990)

Positionnée plus modestement que sa contemporaine Millésime, la BX Calanque se reconnaît à sa peinture blanc Meije (remplacée par le gris cristal ou le bleu Memphis sur le catalogue daté de décembre 1990), ses boucliers et enjoliveurs cruciformes couleur caisse, ses sièges habillés d'un tissu à médaillon écossais gris et bleu, et une liste d'équipements plus resserrée que la Millésime (sans lève-glaces électriques ni condamnation centralisée à distance, par exemple). Motorisations disponibles : 1.4 à carburateur ou 1.7 Diesel atmosphérique.

En octobre 1990, la gamme personnalisée s'étend au break avec la BX Image Evasion, qui reprend la présentation extérieure de son homologue berline, disponible uniquement en gris Silex, sans option, avec trois motorisations au choix (1.6 essence à carburateur, 1.9 Diesel atmosphérique, 1.7 Diesel Turbo).

Selon passionnement-citroen.com, le lancement de cette famille de séries personnalisées à partir de 1990 est interprété a posteriori comme un signal annonçant, sur le plan commercial, l'entame de la fin de carrière de la BX — dans une tonalité volontairement sereine après une belle carrière commerciale (voir La fin de carrière de la BX (1993-1994) et sa succession par la Xantia).

BX Ourane (1992-1993)

Dernière grande série spéciale de la carrière de la BX, la BX Ourane est limitée à 1 500 exemplaires (1992-1993). Elle se distingue par une présentation extérieure et intérieure haut de gamme, et surtout par l'intégration de série du système de freinage ABS — une avancée notable pour une berline alors en toute fin de carrière (voir Freinage et trains roulants de la BX — disques, ABS et direction assistée).

BX Cottage (1993)

Réservée à la seule carrosserie break, la BX Cottage accompagne, à la fin de l'année 1993, l'arrêt de la production de la berline au profit de la Xantia — un choix de fin de carrière qui rappelle celui déjà appliqué à la GSA break en son temps (voir La fin de carrière de la BX (1993-1994) et sa succession par la Xantia et Le Break BX — la familiale à hayon de la gamme (1987-1994)).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci