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§ 07 · Carrosserie

La Delage DI 12 à caisse Citroën (1936-1937) — un mariage commercial raté

Citroën Traction Avant · 1934–1957 · 2 min de lecture · extraite le 11 sept. 2026

Étoffe le fait déjà présent dans ce corpus (Wikipédia : « En 1936, les marques Delage et La Licorne utilisent la carrosserie de la 11AL pour leurs modèles »).

Contexte

Louis Delage, contraint de céder son entreprise (10 avril 1935, trois mois après André Citroën), rachète pour raison de coûts des caisses Citroën 11AL (avant mai 1936) et 11BL (après) pour les greffer sur ses propres châssis DI 12, présentés au Salon d'octobre 1936. Production encadrée entre octobre 1936 et septembre 1937 (source : hors-séries René Bellu) — quantité exacte inconnue, estimation maximale ~500 voitures sur la base du numéro de série étudié (50239, soit peut-être le 239ᵉ exemplaire si la numérotation débute à 50 000).

Comment la greffe était réalisée

La plateforme Traction (jambonneaux + broches soudés) est remplacée par le châssis et la plateforme Delage. Seuils de porte renforcés par une tôle rapportée boulonnée au châssis, jambonneaux sciés au niveau de l'auvent, ailes avant solidarisées par une tôle verticale artisanale masquant la jonction — finition jugée « quelque peu légère pour une si grande marque ». Trois carrosseries sur base Citroën : berline, roadster, coupé.

Caractéristiques techniques (moteur Delage, pas Citroën)

Moteur 4 cyl. 2150cm³ (80×107mm), 45 ch à 3500 tr/min (52 ch au banc selon un autre ouvrage cité), boîte 4 vitesses (Cotal en option), freins mécaniques, direction à vis et écrou (volant à droite), poids 1280 kg, vitesse 110 km/h, prix berline 38 900 F.

⭐ La vraie raison de l'échec commercial (document d'époque cité)

Une lettre de concession Delahaye-Delage de février 1950, transmise à l'auteur, explique : « pour ajuster sur le châssis la carrosserie coque de Citroën, on a dû en partie l'affaiblir en la coupant, ce qui fait que les portes ferment mal et que la carrosserie en général faisait au bout de peu de temps un bruit épouvantable ». S'ajoute un mauvais positionnement commercial : prix double de celui d'une Traction, pour un modèle perçu comme dérivé.

Survivantes recensées (au moins 5-6 selon plusieurs ouvrages croisés, statut actuel incertain)

Une berline en cours de restauration (sujet de l'article), un roadster bleu marine restauré, une berline chez un collectionneur toulousain (citée par René Bellu), une épave et un roadster blanc/beige (Olivier de Serres), un roadster bleu vif (Fabien Sabatès). L'auteur sollicite ouvertement des informations complémentaires — question de recensement encore ouverte.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
jeromecollignon.blog4ever.com
Auteur du site
Jérôme Collignon
Date d'extraction
11 sept. 2026
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