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§ 03 · Carburation

Évolution des pompes à essence — trois marques concurrentes (1934-1948)

Citroën Traction Avant · 1934–1957 · 2 min de lecture · extraite le 11 sept. 2026

Un fait notable : trois marques montées en parallèle, pas une chronologie linéaire unique

Contrairement à beaucoup d'autres pièces du corpus, Citroën a fait cohabiter trois fournisseurs concurrents de pompes à essence mécaniques (entraînées par l'arbre à cames) tout au long de la période : S.E.V. (Société d'Équipements pour Véhicules automobiles), A.C., et A. Guiot. Les trois lignées évoluent en parallèle avec leurs propres références, plutôt qu'une seule pompe remplaçant l'autre — une nuance importante pour qui cherche à authentifier une pompe d'origine : plusieurs marques peuvent être correctes pour un même modèle et une même période.

MarqueRéférences (période)Modèles couverts
S.E.V.587.386 (1934-1941, 7A/7B/7C) · 587.776 « 4BF » (1934-1937, 7S/11) · 588.935 (1937-1938) · 589.181 (1938-1939) · 589.529 (1939-1948, 11BL/11B)Réservée en pratique aux modèles les plus puissants (11 et 11L) dès l'origine, d'après La vie de l'automobile (1934)
A.C.587.387 (1934-1936) · 588.458 (1936-1937, « anti-vapor-lock ») · 588.921/589.182 (1937-1939) · 589.531 (1939-1948) · 589.932 (1938-1947, 15G)7 et 11, puis 15G
A. Guiot587.615 « type E » (1934-1936) · 588.574 « type H » (1936-1938) · 589.180 (1938-1939) · 589.530 (1939-1941, jusqu'à janvier)7 et 11

(Détail amusant : le levier de commande de plusieurs de ces pompes est directement hérité de la Citroën Rosalie — réemploi de pièces entre gammes.)

Le vrai fil conducteur : la lutte contre le « vapor-lock »

Toutes les évolutions successives (remplacement des bocaux décanteurs en verre par des cuves en acier, ajout d'écrans protecteurs en tôle garnis d'amiante à partir de 1935-1936) visent un seul problème récurrent documenté par deux notes techniques d'usine dédiées (NT n°258 du 06/07/1935 et NT n°303 du 25/06/1936) : le vapor-lock, la vaporisation prématurée de l'essence dans une pompe trop proche de la chaleur moteur, qui coupe l'alimentation. Les pompes ainsi modifiées sont explicitement désignées « anti-vapor-lock » dans les catalogues de pièces d'époque à partir de 1936. Un écran protecteur dédié (réf. 588.462 puis 588.730) reste au catalogue jusqu'en 1957, bien au-delà de la période 1934-1941 couverte par le reste du site.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
evolution-traction.blog4ever.com
Auteur du site
Davy GOUINEAU (contributeurs : Yves D., Torsten VIG, Marc GUISOLAN, Christian C.)
Date d'extraction
11 sept. 2026
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