L'usine d'Ulsan — un chantier bâti en marécage, sans chauffage, en moins d'un an
Une expertise du BTP mise au service de l'automobile
Ce n'est pas un hasard si Hyundai réussit un tour de force industriel que peu d'observateurs auraient jugé crédible en 1973 : le groupe dispose déjà, à travers Hyundai Engineering & Construction, d'une solide expérience de chantiers publics menés dans l'urgence (voir Chung Ju-yung, du fils de paysan pauvre au fondateur du groupe Hyundai). C'est cette culture du BTP à marche forcée qui est directement transposée à la construction de l'usine automobile d'Ulsan.
Un terrain vague marécageux transformé en usine
Au moment où George Turnbull prend ses fonctions, le futur site industriel n'est encore qu'un terrain vague à l'état de marécage. Le calendrier imposé n'en est pas moins vertigineux : de la première pelletée de terre à la mise en route de la production de masse, il s'écoule un peu moins d'un an. Ingénieurs, ouvriers du bâtiment coréens et équipe technique venue de Ford (via l'ancienne collaboration sur l'assemblage de la Cortina) travaillent alors ensemble sur site, en horaires de seize heures sans interruption.
Une cérémonie traditionnelle et une Lincoln Continental
Le récit de Hagerty Media rapporte que Turnbull arrive à l'inauguration de l'usine toute neuve à bord d'une Lincoln Continental avec chauffeur, pour y présider une cérémonie de bénédiction traditionnelle coréenne. Détail resté dans les mémoires : la chaîne de production démarre alors même que le bâtiment ne dispose pas encore de chauffage fonctionnel, symbole de la course contre la montre imposée par le mandat gouvernemental (voir 1973 — le mandat gouvernemental qui déclenche le projet Pony).
Presses françaises, soudure britannique, moteurs japonais
Turnbull organise en parallèle une véritable chasse mondiale aux meilleurs équipements industriels disponibles sur le marché : les presses destinées à l'emboutissage de la tôle sont importées de France, une partie du matériel de soudure provient directement des usines British Leyland, tandis qu'un accord est conclu avec Mitsubishi pour la fourniture des moteurs (voir L'accord Mitsubishi et le lancement de la Pony (décembre 1975 / janvier 1976)). Cette diversité des origines industrielles, à l'image de l'équipe humaine réunie autour du projet (voir L'équipe britannique de la Pony — cinq ingénieurs et deux Morris Marina comme base de travail), fait d'Ulsan un site de production résolument international dès sa naissance — avant de devenir, des décennies plus tard, l'un des plus grands complexes automobiles intégrés au monde.
Voir aussi
- Sir George Turnbull — de British Leyland à la Hyundai Pony, puis à la Paykan iranienne et à Talbot
- L'équipe britannique de la Pony — cinq ingénieurs et deux Morris Marina comme base de travail
- Chung Ju-yung, du fils de paysan pauvre au fondateur du groupe Hyundai
- L'accord Mitsubishi et le lancement de la Pony (décembre 1975 / janvier 1976)
- Site source
- hagerty.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- 1973 — le mandat gouvernemental qui déclenche le projet PonyHyundai Pony · Histoire et modèles
- L'accord Mitsubishi et le lancement de la Pony (décembre 1975 / janvier 1976)Hyundai Pony · Histoire et modèles
- Chung Ju-yung, du fils de paysan pauvre au fondateur du groupe HyundaiHyundai Pony · Histoire et modèles
- Sir George Turnbull — de British Leyland à la Hyundai Pony, puis à la Paykan iranienne et à TalbotHyundai Pony · Histoire et modèles
- L'équipe britannique de la Pony — cinq ingénieurs et deux Morris Marina comme base de travailHyundai Pony · Histoire et modèles
- L'équipe britannique de la Pony — cinq ingénieurs et deux Morris Marina comme base de travailHyundai Pony
- Le billet de 500 won et le bateau-tortue : comment Chung Ju-yung a financé UlsanHyundai Pony
- Sir George Turnbull — de British Leyland à la Hyundai Pony, puis à la Paykan iranienne et à TalbotHyundai Pony
- Turin, octobre 1974 — une voiture coréenne dévoilée sur la terre du design automobile italienHyundai Pony