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§ 01 · Histoire et modèles

Sprite Mark II et MG Midget Mark I (1961-1964) — la carrosserie « square-body »

MG Austin-Healey Sprite / MG Midget · 1958–1971 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Annoncé fin mai 1961, le Sprite Mark II abandonne d'un coup toute l'excentricité stylistique du « Frogeye » au profit d'une silhouette nettement plus conventionnelle — un choix qui vaut à cette génération et aux suivantes le surnom collectif de « square-body » Sprites chez les passionnés anglophones, par contraste avec le Mk I.

Une carrosserie entièrement revue

Les phares migrent des sommets du capot vers une position classique, de part et d'autre d'une calandre pleine largeur, sur un capot désormais de conception ordinaire. À l'arrière, un dessin proche de celui de la MGB alors en préparation apporte deux avantages concrets absents du Mk I : un couvre-malle ouvrant et un pare-chocs arrière classique. L'ouverture d'un coffre impose en retour des passages de roue arrière à angles carrés, seule façon de conserver assez de matière dans la structure pour préserver la rigidité de l'ensemble. Le résultat, plus sage, coûte à la voiture une centaine de livres (environ 45 kg) supplémentaires, mais installe un style qui perdurera, à quelques évolutions cosmétiques près, jusqu'à la fin de la production douze ans plus tard.

C'est sur cette carrosserie restylée qu'apparaît, en même temps que le Sprite Mark II, le tout premier MG Midget (voir Le lancement du MG Midget en 1961 — un badge engineering assumé) — la numérotation des générations MG accusant dès cet instant un cran de retard sur celle des Sprite, une convention qui perdurera toute la carrière commune des deux modèles.

Une mécanique progressivement montée en puissance

Le Sprite Mk II/Midget Mk I conserve d'abord le bloc 948 cm³, mais avec des carburateurs SU agrandis à 11⁄4 pouce qui portent la puissance à 46,5 ch, associés à une boîte de vitesses à rapports rapprochés. En octobre 1962, les deux badges reçoivent simultanément un bloc A-Series à course allongée de 1098 cm³ (également monté, en version mono-carburateur, sur l'Austin A40 et la Morris Minor 1000), portant la puissance à 56 ch et nécessitant une boîte renforcée à synchronisation Porsche à anneaux de blocage. Ce même changement de cylindrée s'accompagne de l'introduction des freins à disque à l'avant, une amélioration bienvenue tant le freinage à tambour d'origine, hérité de la petite Morris Minor, se révélait limite à haute vitesse ; les roues à rayons deviennent également disponibles en option à ce moment (voir le détail complet dans Freins, roues et pneumatiques du Sprite/Midget).

Une spectaculaire ramification italienne

C'est également sur la base mécanique du Sprite Mk II que le partenaire italien de BMC, Innocenti, bâtit sa propre interprétation stylistique du roadster, présentée au Salon de Turin 1960 puis commercialisée dès 1961 sous le nom Innocenti 950 Spider — une histoire suffisamment riche pour mériter sa propre fiche (voir Innocenti Spider et C Coupé — l'interprétation italienne du Sprite (1960-1968)).

Des chiffres de production modestes mais solides

31 665 Sprite Mark II sont construits sur cette période (Wikipédia), auxquels s'ajoutent les tout premiers Midget Mark I, dont la production britannique se répartit en 16 080 exemplaires du bloc 948 cm³ et 9 601 exemplaires du bloc 1098 cm³ — soit un total combiné Sprite + Midget nettement supérieur au seul chiffre du badge Austin-Healey pour cette génération.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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