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§ 01 · Histoire et modèles

Le lancement du MG Midget en 1961 — un badge engineering assumé

MG Austin-Healey Sprite / MG Midget · 1958–1971 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Annoncé fin juin 1961, le premier MG Midget n'est, pour reprendre les mots de Wikipédia anglophone, qu'« une version du Sprite Mark II Deluxe légèrement plus chère et affublée d'un autre badge ». Il s'agit là d'un cas de badge engineering d'autant plus limpide que la voiture est mécaniquement identique au Sprite Mk II qu'elle accompagne sur les chaînes — même moteur A-Series 948 cm³ à double carburateur SU, même suspension arrière à lames quart-elliptiques et bras de guidage héritée du « Frogeye », mêmes freins à tambour de 178 mm aux quatre roues.

Pourquoi MG plutôt qu'un troisième badge inédit

Le choix du nom « Midget » n'est pas anodin : c'est celui d'une lignée MG associée au roadster d'entrée de gamme depuis la fin des années 1920 jusqu'au milieu des années 1950 (M-type, D-type, J-type, T-type — voir Morris Garages et Cecil Kimber — l'origine de la marque MG (1910-1945), dossier mg-b/), brutalement interrompue en 1955 par le lancement de la MGA, une voiture nettement plus grande, plus chère et plus véloce. De nombreux acheteurs traditionnels de MG s'étaient reportés sur le Sprite « Frogeye » pour retrouver ce type de roadster compact et abordable qui manquait au catalogue MG depuis la disparition du T-type. Relancer un badge « Midget » MG en réutilisant la plateforme Sprite déjà en production à l'usine d'Abingdon — où le Midget est d'ailleurs assemblé aux côtés du Sprite, MG et Austin-Healey partageant les mêmes chaînes de montage — permettait donc à BMC de satisfaire cette clientèle fidèle sans développer de voiture entièrement nouvelle.

Des différences réduites à l'habillage

Les seules différences entre les deux badges à ce stade tiennent à la calandre, aux badges, à une sellerie et des instruments de meilleure facture, et à quelques garnitures chromées supplémentaires destinées à justifier le tarif légèrement supérieur du Midget (voir le détail complet de ces variations cosmétiques génération par génération dans Calandre, badges et sellerie — l'inventaire des différences entre Sprite et Midget). Un précédent similaire venait d'être établi avec succès sur la Mini, déclinée dès 1959 sous les badges jumeaux Austin Seven et Morris Mini-Minor (voir De la British Motor Corporation à BMW — la saga industrielle derrière la Mini, dossier austin-mini/) ; le même mécanisme sera repris, avec un succès nettement plus contesté en interne cette fois, sur le projet ADO51/MGC qui devait décliner l'Austin-Healey 3000 sous badge MG (voir Le projet ADO51 — la « Austin-Healey 3000 Mark IV » que Donald Healey a refusée, dossier austin-healey-3000/).

Un succès qui dépasse rapidement son modèle d'origine

Contre toute attente initiale, le badge MG se révèle commercialement plus porteur que le badge Austin-Healey sur ce segment précis : Wikipédia note que le Midget « devait se révéler plus populaire auprès du public que le Sprite », au point d'avoir totalement supplanté ce dernier dans la gamme BMC dès 1972 — un an, en réalité, après l'arrêt pur et simple du Sprite en 1971 (voir 1971 — la fin du Sprite et la rupture de l'accord avec Donald Healey). Les deux voitures continuent malgré tout d'évoluer strictement en parallèle jusqu'à cette date, chaque nouvelle génération mécanique du Sprite se retrouvant systématiquement, avec un cran de retard dans la numérotation des Marks, sur le Midget.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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