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§ 01 · Histoire et modèles

Lancer Evolution II et III (1994-1996) — la mise au point, puis la première victoire

Mitsubishi Lancer Evolution · 1992–2016 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Toujours bâties sur la même plateforme (CE9A) que l'Evolution I, les Evolution II (janvier 1994) et III (février 1995) corrigent méthodiquement les défauts de jeunesse du modèle fondateur plutôt que de le réinventer.

Evolution II : corriger les excès de la première mouture

L'Evolution II reprend intégralement la mécanique de l'Evolution I mais reçoit un empattement légèrement allongé, une barre antiroulis avant allégée, un becquet arrière agrandi et des pneumatiques élargis de 10 mm, avec un réservoir porté à 50 litres. La puissance grimpe à 260 ch, le couple restant inchangé. Selon Wikipédia en japonais, l'ensemble des trains roulants a été repensé après les critiques adressées à l'Evolution I, avec l'adoption de bras inférieurs en acier forgé et d'un différentiel arrière à glissement limité de type mécanique.

Evolution III : l'aérodynamique s'invite, la fiabilité moteur se tend

Lancée en février 1995, l'Evolution III se distingue par une carrosserie nettement plus agressive (nouveau bouclier avant à grande ouverture, bas de caisse, aileron arrière imposant) destinée à améliorer le refroidissement et réduire la portance. La puissance atteint 270 ch à 6 250 tr/min grâce à un taux de compression relevé et un turbocompresseur au diamètre de roue de compresseur agrandi (65 à 68 mm). Revers de la médaille signalé par Wikipédia en japonais : ce taux de compression plus élevé rend le moteur plus sensible aux avaries de joint de culasse dès qu'on augmente la pression de suralimentation en préparation — un point de vigilance encore documenté aujourd'hui par la communauté de préparateurs (voir La réputation du 4G63 — un bloc « increvable » et un potentiel de préparation hors norme). Un système d'admission d'air secondaire (PCCS) fait également son apparition, destiné avant tout à limiter le temps de réponse du turbo en compétition. La production totale de l'Evolution III s'élève à 10 080 exemplaires (8 998 GSR et 1 082 RS).

La première victoire en championnat du monde

C'est au volant d'une Evolution II que Kenneth Eriksson signe, au Rallye de Suède 1995, la toute première victoire de la lignée Evolution en championnat du monde des rallyes, devançant son coéquipier Tommi Mäkinen pour un doublé Mitsubishi. L'Evolution III prend ensuite le relais et permet à Mäkinen de remporter son tout premier titre mondial des pilotes en 1996, avec cinq victoires sur neuf épreuves — un tournant décisif pour la réputation sportive de la marque, détaillé dans La carrière WRC en Groupe A, saison par saison (1993-2001) et Tommi Mäkinen — quatre titres mondiaux consécutifs au volant de la Lancer Evolution.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, ja.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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