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§ 01 · Histoire et modèles

Lancer Evolution IV (1996-1998) — refonte complète et arrivée de l'AYC

Mitsubishi Lancer Evolution · 1992–2016 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Lancée en août 1996 (code châssis CN9A), l'Evolution IV accompagne la refonte générale de la Lancer de série et constitue la deuxième grande famille technique de la lignée, qui se prolongera jusqu'à l'Evolution VI.

Le moteur et la boîte pivotés à 180 degrés

Le changement mécanique le plus significatif est invisible de l'extérieur : le bloc moteur et la boîte de vitesses sont inversés dans le compartiment moteur par rapport aux générations précédentes, afin de mieux répartir les masses et de réduire le phénomène de tirage au volant sous forte accélération (torque steer). Un nouveau turbocompresseur à double volute (twin-scroll) porte la puissance au plafond officiel alors en vigueur au Japon de 280 ch à 6 500 tr/min (voir L'accord tacite des 280 ch — pourquoi la puissance officielle a stagné pendant près de dix ans) et le couple à 36,0 mkg. Le succès commercial est immédiat : Mitsubishi ne prévoyait que 6 000 exemplaires du modèle de lancement, entièrement écoulés en trois jours selon Wikipédia en anglais — une performance qui, selon Wikipédia en japonais, ferait presque écho à l'épisode déjà vécu par l'Evolution I (voir Lancer Evolution I (1992-1994) — la première pierre, vendue en trois jours), sans qu'aucune des deux sources ne recoupe explicitement ce parallèle. La production totale de l'Evolution IV atteint finalement 13 134 exemplaires (941 RS et 12 193 GSR), la plus importante de toutes les générations « historiques » antérieures à l'exportation mondiale.

L'Active Yaw Control, avancée technique majeure mais perfectible

L'Evolution IV inaugure sur la version GSR l'Active Yaw Control (AYC), un différentiel arrière à répartition électro-hydraulique du couple entre les roues gauche et droite, décrit en détail dans L'Active Yaw Control (AYC) — répartir le couple entre les roues arrière pour piloter le lacet. Le gain en motricité et en inscription en courbe est net par rapport à l'Evolution III, mais Wikipédia en japonais signale que la première mouture de l'AYC souffrait de bruits de fonctionnement parasites, partiellement atténués par une purge du liquide hydraulique ou un réglage fin, sans que le défaut soit jamais totalement résolu sur cette génération — un point qui pousse certains préparateurs de l'époque à lui substituer un différentiel à glissement limité classique.

Une carrosserie plus discrète, une popularité en hausse

Contrairement à l'imposant aileron de l'Evolution III, l'aileron arrière de l'Evolution IV est délibérément redimensionné à la baisse pour rééquilibrer la portance avant/arrière, contribuant à un coefficient de traînée de 0,30. Le pilote-développeur Akihiko Nakatani rejoint le programme vers la fin du développement de cette génération. Sur le plan sportif, l'Evolution IV permet à Tommi Mäkinen de décrocher son deuxième titre mondial consécutif en 1997 — voir La carrière WRC en Groupe A, saison par saison (1993-2001).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, ja.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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