Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

Rekord Série E (1977-1986) — E1 puis E2, la dernière génération et son aérodynamisme travaillé

Opel Rekord / Kapitän · 1953–1986 · 3 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

E1 (1977-1982) : un coefficient de traînée déjà remarqué

Lancée en août 1977, la Rekord Série E1 revendique un coefficient de traînée (Cx) de 0,42 — une valeur déjà notable pour une grande berline de la fin des années 1970, à un moment où l'aérodynamisme commence tout juste à devenir un argument commercial dans l'industrie automobile européenne, en réponse indirecte aux chocs pétroliers de 1973 et 1979. Elle est produite à 962 218 exemplaires. Les motorisations couvrent une plage large, de l'essence 1,7 à 2,2 litres (carburateur ou injection) au diesel 2,0 à 2,3 litres.

E2 (1982-1986) : restylage aérodynamique et turbodiesel

Le restylage de 1982, dit E2, pousse plus loin cette logique aérodynamique : avant et arrière redessinés ramènent le Cx à 0,36, tandis qu'un coffre rehaussé de 20 mm gagne en volume de chargement sans nuire à la pénétration dans l'air. En 1984, Opel introduit sur cette génération un moteur diesel turbocompressé — une nouveauté technique qui prolonge la stratégie diesel amorcée avec la Série D en 1972, voir Le diesel Rekord, de 1972 au turbo de 1984 — face à l'hégémonie Mercedes du taxi. Environ 437 000 exemplaires supplémentaires sont produits sur cette phase, portant le total de la Série E à environ 1,4 million d'unités — la génération la plus produite de toute la lignée en cumulé, quoique la Série C reste la plus produite sur une durée de carrière comparable.

Une pression concurrentielle croissante

Malgré un lancement commercial solide, la Série E2 subit dans ses dernières années la concurrence croissante des petites séries d'entrée de gamme de BMW, Audi et Mercedes-Benz, qui viennent grignoter par le bas un segment jusque-là moins disputé par les marques premium — un phénomène qui contribue au fléchissement des ventes après 1982 et prépare le terrain, avec le retrait des grandes berlines familiales « généralistes » face à la montée en gamme perçue de la concurrence allemande, à la refonte complète que représentera l'Omega en 1986.

Une diffusion mondiale sous badges variés

La plateforme de la Rekord Série E est exportée sous plusieurs badges : Vauxhall Carlton au Royaume-Uni (à la calandre restylée dite « droopsnoot »), Holden Commodore VB à VL en Australie et Nouvelle-Zélande, Chevrolet Rekord en Afrique du Sud, et Daewoo Royale / Saehan Rekord en Corée du Sud — voir Vauxhall Carlton et Holden Commodore — la Rekord Série E rebadgée au Royaume-Uni et en Australie.

La fin d'une lignée de 33 ans

En 1986, après huit générations et environ dix millions d'exemplaires cumulés depuis 1953, la Rekord Série E cède la place à l'Opel Omega, qui rompt avec le nom Rekord tout en héritant directement de sa position dans la gamme — voir le détail complet dans Fin de production du Rekord (1986) — remplacé par l'Omega, pas par l'Ascona.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
16 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci