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§ 01 · Histoire et modèles

Évolutions de la gamme 204/304 (1965-1980) — vue d'ensemble chronologique

Peugeot 204 · depuis 1965 · 6 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La 204 n'a cessé d'évoluer tout au long de sa carrière, avec une particularité qui déroute encore les amateurs aujourd'hui : à partir de 1969, son histoire se confond largement avec celle de la 304, dérivée directement de sa cellule centrale. Cette fiche rassemble la chronologie d'ensemble ; le détail de la toute première série est traité séparément dans Les 204 « petits feux » — la toute première série (1965-1966), et le détail des plages de numéros de série par carrosserie dans Identification et numéros de série de la Peugeot 204/304.

1965-1966 : lancement et mise au point rapide

La 204 est lancée en 1965. Fin 1966, la face arrière des berlines est retouchée avec un nouveau pare-chocs en une seule pièce et des feux arrière agrandis et redessinés, mettant fin à l'ère des « petits feux » (voir cette fiche dédiée pour le détail complet de la première série).

1966-1967 : la gamme s'étoffe, le Diesel arrive

Coupé et cabriolet sont lancés en 1966 avec la même mécanique que la berline mais un empattement réduit ; break et fourgonnette utilisent l'empattement long. En 1967, la version Diesel est présentée : avec sa cylindrée de 1255 cm³ (moteur XLD, 40 ch DIN), c'est alors le plus petit moteur Diesel au monde monté sur une automobile de grande série — voir Le moteur Diesel XLD/XL4D — la motorisation pionnière de la 204.

Janvier 1968 : fiabilisation du moteur essence

Modification discrète mais significative de la lubrification : le nombre de demi-coussinets de palier à gorge passe de 5 à 7 pour améliorer la lubrification du vilebrequin.

1969 : naissance de la 304, la 204 rejoint le tableau de bord classique

Le succès commercial de la 204 est tel qu'en 1969 Peugeot lance la 304, étudiée depuis plusieurs années : elle reprend intégralement la cellule centrale de la 204, seules les parties avant et arrière de la carrosserie étant modifiées pour allonger la voiture. Cette opération économique reproduit directement la méthode employée par Renault en 1966 pour dériver la 10 de la 8. La 304 reçoit un moteur inédit, le XL3 (1288 cm³, 65 ch DIN) ; la 204, elle, voit son propre moteur modifié au niveau de la culasse et de la carburation et prend la dénomination XK4 (55 ch DIN). L'habitacle de la 304 se distingue par un nouveau tableau de bord pour bien différencier les deux modèles. En 1968 déjà, le tableau de bord classique à trois cadrans ronds avait remplacé le tableau compact et carré des origines sur la berline (voir Les 204 « petits feux » — la toute première série (1965-1966)).

1970 : coupé et cabriolet passent sous badge 304

Les coupé et cabriolet 204 sont remplacés par leurs homologues 304, mécaniquement identiques hormis la face avant (reprise de la 304 berline) et des feux arrière carrés inédits. La commande de boîte de vitesses passe du volant au plancher, pour une position de conduite plus sportive — voir La Peugeot 204 Coupé et Cabriolet.

1971-1972 : le break 304 et les premières versions « S »

En 1971, le break 304 apparaît à son tour, sur le même principe qu'une 204 break dotée de la face avant 304, mais avec un niveau de finition supérieur. En 1972, coupé et cabriolet 304 reçoivent une version sportive « S » : moteur XL3S (1288 cm³, carburateur double corps, 74,5 ch DIN), suspensions affermies, compte-tours, appuis-tête, calandre noir mat et jantes plus ajourées. La 204, elle, ne reçoit qu'un changement de calandre (noire) cette année-là ; l'arrivée de la nouvelle 104 fait logiquement chuter ses ventes.

1973 : le Diesel s'étoffe, la 304 berline se modernise

Le moteur Diesel passe de 1255 à 1357 cm³ (moteur XL4D, 45 ch DIN, +5 ch). Les feux arrière de la 204 sont très légèrement allongés. Surtout, la carrosserie de la 304 berline change profondément au niveau du pavillon (custode et lunette arrière redessinées), donnant un profil plus carré et plus moderne et améliorant l'habitabilité arrière ; la 304 S berline apparaît la même année, avec le moteur des coupé/cabriolet S et la commande de vitesses au plancher.

1975 : la 204 entame son déclin, la diversification continue

Les berlines 204 reçoivent enfin la motorisation Diesel (jusque-là réservée au break). Coupé et cabriolet disparaissent de la gamme 204/304, remplacés par les nouveaux coupés 104 ZS. La calandre noir mat est généralisée sur 204 et 304, les cabochons de clignotant avant deviennent blancs. Les ventes de la 204 s'érodent, absorbées par la 104 en entrée de gamme et la 304 en milieu de gamme. Nouveaux moteurs XL5/XL5S (1290 cm³) et XK5 (1127 cm³, 59 ch DIN, modèles économiques).

1976 : fin de la 204

En juin 1976, la 204 quitte définitivement les chaînes d'assemblage, avec plus d'un million d'exemplaires produits dont 485 000 breaks (voir Production, usines et exports de la Peugeot 204).

1977-1980 : la 304 seule en lice, jusqu'à la 305

En 1977, pour compenser la disparition du break 204, des versions économiques du break 304 sont créées (moteur XK5 ou Diesel XL4D), complétées d'une fourgonnette essence ou Diesel. La sortie de la Peugeot 305 fait ensuite décliner inexorablement les ventes de la 304. En 1978, tous les modèles 304 reçoivent des évolutions techniques issues de la 305 (nouveau train avant type McPherson à voie élargie, quelques retouches esthétiques). La dernière 304 berline sort d'usine à l'été 1979, la version break au printemps 1980.

Petits jalons stylistiques complémentaires (calandre, pare-chocs, volant)

L'article Wikipédia consacré à la 204 recense, en plus des évolutions majeures ci-dessus, une série de petites retouches esthétiques millésime par millésime, utiles pour dater précisément un exemplaire à l'œil : nouvelles roues pour les modèles 1966, pare-chocs avec bourrelet de protection en caoutchouc pour 1969 (soit à partir de septembre 1968, cohérent avec la convention « millésime » du reste de cette fiche), nouveau volant rembourré pour 1969 puis à nouveau pour 1975, nouveau Lion héraldique doré sur la calandre pour 1972 (soit à partir de septembre 1971 selon la FAQ de ma204.free.fr, cohérent avec la même convention), pare-chocs de type 104 pour 1973, et enjoliveurs de roue de type 104 coupé sur les toutes dernières berlines.

⚠️ Divergence consignée : la date de passage des cabochons de clignotant avant au blanc varie selon les sources — 1974 (article Wikipédia dédié à la 204) contre millésime 1976, soit vers septembre 1975 (FAQ « Extérieur » de ma204.free.fr, qui date aussi à cette même période la généralisation de la calandre en plastique noir mentionnée plus haut pour 1975 par embiellage-collector.com). Les deux sources communautaires/techniques convergent donc autour de 1975-1976 contre 1974 pour Wikipédia, sans qu'une troisième source permette de trancher — voir sources/verification-croisee.md.

Repère pour l'identification et la documentation

Cette chronologie recoupe le calendrier des éditions successives de la Revue Technique Automobile (RTA) consacrées à la 204 et à la 304, qui suivent précisément ces jalons (RTA 229 dès mai 1965, jusqu'à la RTA 416 de 1981 couvrant la fin de fabrication de la 304) — voir Bien choisir sa Revue Technique Automobile pour Peugeot 204/304 pour le détail complet, utile pour dater une évolution précise ou choisir le bon manuel d'atelier.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
embiellage-collector.com
Auteur du site
Cyril Southarewsky (Embiellage Collector)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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