La TR2 (1953-1955) — la moins chère des britanniques à dépasser les 100 mph
La Triumph TR2 est officiellement dévoilée au Salon de l'automobile de Genève en mars 1953, à peine plus d'un an après le prototype 20TS jugé « mouroir roulant » par Ken Richardson (voir Du 20TS « mouroir roulant » à la TR2 — le sauvetage express de Ken Richardson).
Une mécanique reprise de la Vanguard, un châssis inédit
La TR2 reprend le quatre-cylindres « à chemises humides » Standard de 1 991 cm³, hérité de la grosse berline Vanguard mais retravaillé (double carburateur SU H4, culasse modifiée) pour délivrer environ 90 ch — monté sur un châssis en échelle entièrement nouveau, avec une carrosserie ouverte à portes découpées (« cutaway doors ») caractéristique de cette première génération, dotées de vitres latérales amovibles plutôt qu'enroulables (voir La TR4 (1961-1965) — le restylage Michelotti qui masque une mécanique largement reconduite pour l'arrivée des vitres enroulables, sept ans plus tard).
Des performances qui font sensation pour le prix
Un essai du magazine Motor en 1954, sur un exemplaire équipé de l'overdrive en option (voir L'overdrive Laycock de Normanville — une option qui a suivi toute la lignée TR, de la TR2 à la TR6), relève une vitesse de pointe de 107,3 mph (172 km/h), un 0 à 60 mph en 12,0 secondes et une consommation de 34,5 mpg impérial (environ 8,2 L/100 km) — pour un tarif de 900 £ toutes taxes comprises, plus 56 £ pour l'overdrive en option. Motor la présente alors comme « la voiture britannique la moins chère capable de dépasser les 100 mph », un argument commercial qui vaut immédiatement à la TR2 une réputation solide face à la MG TF contemporaine, nettement plus lente pour un tarif à peine inférieur.
Une carrière courte mais fondatrice
Produite entre 1953 et 1955 à Coventry, la TR2 totalise 8 636 exemplaires avant de céder la place à la TR3 (voir La TR3 (1955-1957) — plus de puissance, et des freins à disque annoncés en 1956). Elle rencontre un succès immédiat outre-Atlantique, où elle devient rapidement l'un des meilleurs vecteurs de rentabilité de Triumph — un basculement vers le marché américain qui ne se démentira plus jamais sur l'ensemble de la lignée (voir L'Amérique du Nord, moteur commercial de toute la lignée TR de 1953 à 1976). En 2011, environ 377 TR2 restaient immatriculées au Royaume-Uni, contre environ 1 800 recensées aux États-Unis.
Voir aussi
- Du 20TS « mouroir roulant » à la TR2 — le sauvetage express de Ken Richardson · La TR3 (1955-1957) — plus de puissance, et des freins à disque annoncés en 1956 · La Coupé Francorchamps — quand un carrossier belge transforme la TR2 en coupé fermé · L'Amérique du Nord, moteur commercial de toute la lignée TR de 1953 à 1976
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Triumph_TR2 ↗
- La TR4 (1961-1965) — le restylage Michelotti qui masque une mécanique largement reconduiteTriumph TR2 à TR6 · Histoire et modèles
- La Coupé Francorchamps — quand un carrossier belge transforme la TR2 en coupé ferméTriumph TR2 à TR6 · Histoire et modèles
- L'overdrive Laycock de Normanville — une option qui a suivi toute la lignée TR, de la TR2 à la TR6Triumph TR2 à TR6 · Transmission
- Du 20TS « mouroir roulant » à la TR2 — le sauvetage express de Ken RichardsonTriumph TR2 à TR6 · Histoire et modèles
- L'Amérique du Nord, moteur commercial de toute la lignée TR de 1953 à 1976Triumph TR2 à TR6 · Histoire et modèles
- La TR3 (1955-1957) — plus de puissance, et des freins à disque annoncés en 1956Triumph TR2 à TR6 · Histoire et modèles
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