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§ 01 · Histoire et modèles

La Vauxhall Victor F (1957) — la rupture stylistique américaine assumée

Vauxhall Victor & Cresta · 1957–1978 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Une caisse neuve pour remplacer le régime de la « one body policy »

La Vauxhall Victor F, annoncée le 28 février 1957, naît d'une contrainte industrielle plus que d'un choix esthétique libre : le manque de capacité de l'atelier de carrosserie de Luton pousse General Motors à sanctionner l'abandon de la « one body policy » de l'après-guerre (une seule caisse pour toute la gamme, voir Les années 1950 chez Vauxhall — Wyvern, Velox, Cresta et le style américain dans vauxhall-viva/) au profit de deux caisses distinctes : une pour la Victor, une pour les Velox/Cresta PA. La mécanique reprise est celle de l'ancienne Wyvern E-Type, mais habillée d'une carrosserie entièrement nouvelle.

Un décalque assumé de la Chevrolet Bel Air 1955

Le style de la Victor F est, selon plusieurs sources spécialisées britanniques et américaines, un décalque presque littéral de la Chevrolet Bel Air 1955 : pare-brise panoramique et lunette arrière enveloppante, montants de pare-brise inclinés vers l'avant (« dogleg A-pillars »), ailerons arrière discrets, baguette chromée de custode. Les codes propres à Vauxhall subsistent malgré tout : les cannelures de capot (motif remontant en réalité aux années 1920, voir Les années 1950 chez Vauxhall — Wyvern, Velox, Cresta et le style américain) et l'échappement qui sort au travers du pare-chocs arrière — un choix qui se révélera être l'une des causes directes de la réputation de corrosion précoce de la voiture (voir Les origines techniques de la corrosion sur la Victor — de la F à la FC).

Cette rupture stylistique est notable pour une marque britannique jusque-là plus conservatrice : la presse d'époque la juge par endroits « criarde », un jugement qui pousse Vauxhall à adoucir la ligne dès la Series II de 1959 (voir Victor F Series II (1959) — corriger dans l'urgence les défauts de la Series I).

Un succès commercial et export immédiat

Plus de 390 000 exemplaires de la Victor F sont produits entre 1957 et 1961. Elle devient, à la fin des années 1950, la voiture britannique la plus exportée de son temps : Canada, États-Unis (vendue par le réseau de concessionnaires Pontiac), Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, et une bonne partie de l'Asie du Sud et du Sud-Est en conduite à droite — Ceylan, Inde, Pakistan, Malaisie, Thaïlande, Singapour (voir Les marchés du Commonwealth — Australie, Afrique du Sud, Inde et Asie du Sud-Est et Le marché canadien — Vauxhall Victor via Pontiac/Buick, Envoy via Chevrolet/Oldsmobile).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, curbsideclassic.com, britishclassiccars.co.uk
Date d'extraction
16 sept. 2026
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