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§ 01 · Histoire et modèles

Les années 1950 chez Vauxhall — Wyvern, Velox, Cresta et le style américain

Vauxhall Viva · 1963–1979 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

L'après-guerre sous contrainte industrielle

Dans l'immédiat après-guerre, General Motors impose à Vauxhall une politique dite du « one body policy » : une seule caisse de base, déclinée en plusieurs motorisations, pour limiter les coûts d'outillage. Les modèles L-Type Wyvern et Velox (1948) réutilisent ainsi la caisse, le plancher et l'essentiel de la mécanique du type H/Ten d'avant-guerre, habillés de panneaux extérieurs neufs par le directeur du style Vauxhall David Jones, dans une veine visuellement proche de la Chevrolet Fleetline américaine de la même année. En 1951, les E-Type Wyvern/Velox leur succèdent avec une caisse entièrement nouvelle, bien plus grande, au style « pontoon » pleine largeur directement inspiré des Chevrolet 1951, et abandonnent la complexe suspension Dubonnet pour un schéma plus classique à ressorts hélicoïdaux et double triangulation.

Le style américain assumé : Victor F et Velox/Cresta PA

Le vrai tournant stylistique intervient en 1957, lorsque le manque de capacité de l'atelier de carrosserie de Luton pousse GM à sanctionner le passage à deux caisses distinctes plutôt qu'une seule pour trois modèles.

  • La Vauxhall Victor F, annoncée en février 1957, reprend la mécanique de l'ancienne Wyvern E-Type mais dans une carrosserie entièrement neuve, ouvertement inspirée de la Chevrolet Bel Air 1955 : ailerons arrière, cannelures de capot (un motif de style Vauxhall remontant en réalité aux années 1920), pare-brise et lunette arrière panoramiques, gros pare-chocs chromés. Elle devient, à la fin des années 1950, la voiture britannique la plus exportée, vendue jusqu'en Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Inde, au Pakistan, en Thaïlande et à Singapour — et même aux États-Unis sous la marque Pontiac, ou au Canada sous le nom Envoy. Près de 400 000 Victor F sont produites entre 1957 et 1961 (voir le dossier complet consacré à ses cinq générations successives, jusqu'à la FE et sa succession réelle par la Carlton, dans La Vauxhall Victor F (1957) — la rupture stylistique américaine assumée, dossier vauxhall-victor-cresta/).
  • Les P-Type Velox/Cresta, annoncées en octobre 1957, s'inspirent quant à elles d'un concept-car Cadillac de 1954, la « Park Avenue » — plus de 180 000 exemplaires produits entre 1957 et 1962 (voir le dossier complet consacré aux quatre générations de Cresta dans Cresta PA (1957-1962) — inspirée d'un concept-car Cadillac, sommet de gamme Vauxhall, dossier vauxhall-victor-cresta/).

Ce style très prononcé, jugé « criard » par une partie de la critique britannique plus conservatrice, est atténué dès 1959 sur les deux modèles.

L'origine de la réputation de rouille de Vauxhall

C'est également à cette période que naît la réputation de corrosion précoce qui poursuivra Vauxhall jusqu'au début des années 1980 (voir La réputation de rouille de Vauxhall — de la Victor F à la Cavalier Mk2, une lente reconquête) : la Victor F est particulièrement touchée, en raison d'une combinaison de tôlerie de faible épaisseur (pour limiter le poids), de nombreux pièges à humidité dans la conception de la caisse (la ligne d'échappement dissimulée favorisant la condensation dans les coins d'ailes arrière), d'un traitement de bas de caisse plastifié qui retient en réalité l'humidité et la boue une fois fissuré, et de cadences de production à une échelle que l'usine de Luton n'avait encore jamais connue.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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