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§ 01 · Histoire et modèles

L'attentat du Petit-Clamart (22 août 1962) — la DS 19 du général de Gaulle

Citroën DS · 1955–1975 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un épisode qui a fait entrer la DS dans la légende, au-delà du monde automobile

Le 22 août 1962, vers 20h10, le convoi présidentiel roulant à près de 100 km/h approche du carrefour du Petit-Clamart, à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. Le général Charles de Gaulle, président de la République, prend place à bord d'une DS 19, accompagné de son épouse Yvonne de Gaulle, de son gendre le colonel Alain de Boissieu (qui conduit) et d'un officier de sécurité. L'attaque, planifiée par le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry pour le compte de l'Organisation armée secrète (OAS) et baptisée en interne « opération Charlotte Corday », vise à représailles contre les accords d'Évian et l'indépendance de l'Algérie.

Le déroulement de l'attaque

Un homme agitant un journal signale le passage de la DS à hauteur de la rue de la Bourcillière ; une rafale d'arme automatique est alors ouverte sur le véhicule depuis plusieurs positions. 187 coups de feu sont tirés au total, dont 14 atteignent la DS présidentielle — qui n'est pas blindée. Les pneus avant gauche et arrière droit sont crevés par les impacts.

La tenue de route de la DS, un facteur documenté du sauvetage

Malgré ces deux pneus crevés, le convoi parvient à poursuivre sa route à vive allure sans perdre le contrôle du véhicule. La suspension hydropneumatique, qui maintient une assiette constante indépendamment de l'état des pneumatiques (voir La suspension hydropneumatique — principe et fonctionnement détaillé), est identifiée comme un facteur ayant concrètement permis au chauffeur de garder la maîtrise de la trajectoire dans ces conditions extrêmes — un épisode qui deviendra, dans la culture populaire française, l'illustration la plus citée des qualités de tenue de route de la voiture, bien au-delà des cercles automobiles. Aucun des occupants du véhicule n'est blessé.

Les suites judiciaires

Bastien-Thiry, âgé de 35 ans, est condamné à mort et exécuté par fusillade le 11 mars 1963 — il reste, à ce jour, la dernière personne condamnée à mort et exécutée par fusillade en France.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
caradisiac.com, fr.wikipedia.org
Auteur du site
caradisiac.com ; contributeurs Wikipédia
Date d'extraction
12 sept. 2026
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