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§ 01 · Histoire et modèles

Le restylage de septembre 1967 — nouvelle face avant et phares directionnels

Citroën DS · 1955–1975 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le plus important lifting esthétique de la carrière de la DS

En septembre 1967, douze ans après son lancement, la DS connaît sa plus importante évolution esthétique depuis 1955. Sous le crayon de Robert Opron, la face avant est intégralement redessinée : ailes, capot, pare-chocs et carénage inférieur sont modifiés pour intégrer un nouveau bloc optique caréné de quatre phares logés sous une vitre profilée, dans le prolongement du capot légèrement plus bombé. Le résultat, plus moderne et plus dynamique, marque aussi la fin de la face avant « sans calandre » d'origine. Ce travail de restyle s'inscrit dans une réflexion plus large menée en interne dès 1963 sous le nom de code « Projet D29 » — une refonte complète envisagée par Opron, incluant à un moment des études de hayon arrière (rejetées par la direction de Citroën, qui juge alors ce type d'ouverture trop « utilitaire », jugement qui prive aussi bien la GS que la CX d'un hayon jusqu'au rachat de Citroën par Peugeot, dont la première conséquence sur ce point sera la GSA). Le designer Michel Harmand, également membre de l'équipe de style, signe plusieurs propositions pour ce nouveau nez entre 1964 et 1967.

Les phares directionnels : une réponse mécanique à un problème électronique

L'innovation majeure de ce restylage n'est pas seulement esthétique : Citroën introduit des phares directionnels, montés de série sur la finition Pallas et proposés en option sur les autres versions ID et DS. Selon citroenet.org.uk, un grand fabricant de projecteurs avait développé, pour répondre au même besoin, un système électronique jugé « incroyablement complexe ». Paul Magès démontre qu'il peut obtenir un résultat équivalent de façon bien plus simple, au moyen d'une timonerie à câbles reliant directement les phares intérieurs à la crémaillère de direction (voir Paul Magès, l'ingénieur autodidacte de la suspension hydropneumatique) — un choix qui illustre une nouvelle fois sa préférence pour des solutions mécaniques robustes plutôt qu'électroniques.

Fonctionnement technique

  • Seuls les deux phares intérieurs (de 162 mm, à lampe iode) pivotent, reliés par un système de leviers et de tiges à ressorts de rappel aux mouvements latéraux de la barre de direction ; les deux phares extérieurs restent fixes en azimut.
  • Le mouvement est asymétrique : le phare situé à l'intérieur du virage pivote davantage que le principe ne l'exigerait pour un simple suivi linéaire de l'angle de braquage ; à braquage maximal, il peut atteindre un angle de pivotement de 80°.
  • Les phares extérieurs, eux, restent orientés de façon traditionnelle en azimut mais sont reliés à la suspension pour conserver un réglage en site (hauteur du faisceau) constant malgré les changements d'assiette liés à l'accélération ou au freinage — un correcteur automatique déjà en place depuis 1965 sur les phares principaux (voir Évolution année par année de la DS (1955-1975) — moteurs, numéros de chassis, jalons techniques).
  • L'absence de délai de réponse — contrairement à un système purement électronique tributaire de capteurs — permet aux phares d'éclairer l'intérieur d'un virage avant même que la trajectoire du véhicule n'ait commencé à s'infléchir, en anticipant sur le seul angle du volant.

Une filiation stylistique disputée avec la Panhard 24 CT

Fait curieux relevé par Wikipédia FR : Citroën ayant racheté Panhard & Levassor en 1965 (rapprochement déjà documenté côté citroen-traction-avant/, voir 1955 — le rapprochement Panhard-Citroën vu par la presse de l'époque et 1955-1967 — de la prise de participation à l'arrêt des automobiles Panhard), certains observateurs — dont plusieurs titres de presse automobile grand public — ont avancé que le nouveau visage à quatre phares de la DS de 1967 « emprunterait » l'idée des doubles phares déjà présente sur la Panhard 24 CT. Il s'agit toutefois d'une interprétation plus que d'un fait établi par une source primaire d'usine, et ce corpus ne tranche pas la question — voir sources/verification-croisee.md.

Un gain de sécurité revendiqué

Passionnément Citroën évalue le gain de sécurité préventive apporté par ce dispositif à 20 à 30 % par rapport à un éclairage traditionnel statique, en supprimant l'effet de « trou noir » en sortie de virage nocturne — un chiffre dont la source primaire (constructeur ou étude indépendante) n'est pas précisée par l'article et reste donc à recouper.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
passionnement-citroen.com, citroenet.org.uk
Auteur du site
Jérémy K. (Passionnément Citroën) ; Julian Marsh (citroenet.org.uk)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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