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§ 01 · Histoire et modèles

Un tour du monde industriel — Taïwan, Philippines, Pakistan, Chine, Égypte

Kia Pride · 1987–2000 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Taïwan : les premiers kits CKD dès 1989

Dès 1989, la coentreprise locale Ford Lio Ho assemble la Festiva à Taïwan à partir de kits CKD (Complete Knock Down) expédiés depuis la Corée du Sud — l'un des tout premiers relais d'assemblage local mis en place hors du duo Japon/Corée.

Philippines : le « People's Car Program »

Au tournant des années 1990, le gouvernement philippin met en place le People's Car Program, un dispositif incitant les constructeurs automobiles à installer des chaînes d'assemblage local sur le territoire. Kia y participe et lance la production locale de la Pride en 1990. Les exemplaires philippins se distinguent des versions les plus modernes vendues ailleurs : moteur 1,1 litre à carburateur dans un premier temps (le 1,3 litre rejoignant l'offre plus tard), carrosseries limitées au hatchback cinq portes et à la berline quatre portes, boîte manuelle cinq rapports ou automatique trois rapports en option sur la berline — la version à injection électronique vendue en Europe et aux États-Unis n'atteignant jamais ce marché. La production locale s'y prolonge exceptionnellement longtemps : jusqu'en 2003 pour le hatchback (soit treize années de production philippine), la berline s'arrêtant plus tôt, en 2000.

Pakistan : de la Pride à la « Kia Classic »

Entre 1996 et 2005, une coentreprise avec l'industriel local Dewan Motors assemble le modèle au Pakistan, en deux temps : d'abord une version cinq portes à moteur 1,1 litre, puis, à partir de 1999 et jusqu'à l'arrêt en 2005, une berline quatre portes commercialisée localement sous un nom distinct, Kia Classic.

Chine : de Zhuhai à Jiangsu

En Chine, le modèle connaît deux montages industriels successifs. Une première coentreprise est nouée à Zhuhai, dans la province du Guangdong, avec l'industriel local Guangtong Motors, sous licence — les véhicules étant d'abord importés en lots avant qu'un assemblage local ne se mette en place. Puis, à partir de 1997, c'est Jiangsu Yueda Auto Works (rebaptisée depuis Jiangsu Yueda Kia Motors) qui prend le relais, produisant une berline badgée « Yueda Kia Pride YQZ6390 » et un hatchback (YQZ6370 ou YQZ7141). La production chinoise s'arrête en décembre 2003 — une coïncidence de calendrier frappante avec la fin de l'assemblage philippin la même année, sans qu'aucune source consultée pour ce corpus n'établisse de lien de cause direct entre les deux arrêts.

Égypte : une implantation plus tardive et plus confidentielle

Vers 1998, le constructeur Arab American Vehicles (AAV) assemble à son tour le modèle au Caire — un site d'implantation nettement plus tardif et moins documenté que les précédents, signe d'une diffusion mondiale du modèle qui se poursuit bien après son âge d'or coréen et nord-américain des années 1987-1993.

Une géographie industrielle qui dépasse de loin le strict cadre coréano-américain

Ce recensement, non exhaustif, illustre à quel point la carrière de la Pride déborde largement du duo Corée/États-Unis qui structure le plus souvent son récit. À ces implantations s'ajoute le cas, autrement plus spectaculaire par sa durée, de l'Iran, traité à part dans ce dossier (voir La dynastie SAIPA — comment la Pride est devenue la voiture la plus commune d'Iran).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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