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§ 01 · Histoire et modèles

La Pride sous son propre nom en Europe (1991-2000) — le cas britannique

Kia Pride · 1987–2000 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le tout premier modèle vendu par Kia en Europe

Lorsque Kia entame ses ventes en Europe au premier semestre 1991, c'est avec un catalogue réduit à un seul modèle : la citadine Pride, rebadgée à partir de la Mazda 121 de la fin des années 1980, dont le retrait du marché européen (voir La Mazda 121 (DA) en Australie et en Europe — un badge éphémère (1987-1991)) laisse le champ libre à Kia. Au Royaume-Uni, la Pride est proposée avec le choix entre les moteurs 1,1 litre B1 (uniquement en trois portes, finition L basique, fréquemment associée à des pneus à flancs blancs typiques de l'époque) et 1,3 litre B3.

Une progression commerciale rapide, puis un essoufflement

Les ventes britanniques suivent une trajectoire nette : près de 1 800 Pride vendues sur la première année partielle (1991), un chiffre qui double dès la première année pleine (1992), puis grimpe à près de 5 500 unités en 1993. Passé ce pic, les ventes déclinent progressivement jusqu'à la fin de la décennie. L'injection électronique fait son apparition sur le 1,3 litre en novembre 1994 (appellation commerciale « 1.3i »), date à laquelle le 1,1 litre disparaît du catalogue. En décembre 1995, la finition d'entrée « Start 1.3i » trois portes remplace le niveau L. La Pride connaît même une brève interruption de commercialisation au Royaume-Uni en janvier 1999, avant un relancement en juin de la même année sous une gamme simplifiée (« S » en entrée de gamme, « SX » en trois et cinq portes) — ultime sursaut avant l'arrêt définitif des ventes britanniques en juin 2000, la fin de la production ayant été officiellement annoncée dès mai de la même année.

Un positionnement prix moins agressif qu'on ne l'imagine

Contrairement à l'image d'un modèle miracle de petit prix, la Pride britannique de fin de carrière ne se distingue pas par un tarif extrême. Selon une analyse rétrospective publiée par le site Curbside Classic, la gamme s'ouvrait autour de 6 000 livres sterling dans ses toutes dernières années — un écart de seulement quelques centaines de livres avec des rivales bien plus modernes comme la Fiat Seicento ou la toute nouvelle SEAT Arosa, et à peine inférieur à la Suzuki Swift d'origine hongroise, alors déjà ancienne (millésime 1988). La Pride se retrouvait même sous-cotée par la Perodua Nippa, alors la voiture la moins chère du marché britannique (sous les 5 000 livres) — une Daihatsu Mira de 1990 assemblée en Malaisie et introduite au Royaume-Uni en 1997. Ce que la Pride vendait, en somme, n'était plus tant un tarif imbattable qu'une fiabilité mécanique éprouvée, héritée directement de la Mazda 121 dont elle dérivait, et une habitabilité intérieure jugée généreuse pour la catégorie.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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